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«You don't care if it's wrong or if it's right ..» | Morgan, Luce, Elizabeth Deschanel

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Il a des droits sur son sourire
Elle a des droits sur ses désirs
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Darkness Falls est hanté par


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MessageSujet: «You don't care if it's wrong or if it's right ..» | Morgan, Luce, Elizabeth Deschanel Mar 12 Avr - 22:19

Morgan Luce Elizabeth Deschanel



© Jack's > |Kate Winslet|

INFOS


« Nom : Deschanel
« Prénom(s) : Morgan, Luce, Elizabeth
« Surnom(s) : Phaidra
« Date & Lieu de Naissance : 21.07 - Glasgow [Ecosse]
« Âge :La trentaine
« Nationalité :Ecossaise
« Groupe : Civils. Catin désenchantée au service du plus offrant?
« Orientation Sexuelle :Hermasexuelle?
« Situation Familiale : Son coeur reste à prendre
« Caractéristiques : Croix ankh tatouée derrière l'oreille gauche. Gauchère.
« Comment etes vous arrivé à DF ? : Dans l'espoir d'un renouveau.



VOTRE HISTOIRE

Elle passe ses nuits sans dormir

"Je pense que Phaidra sera celle qui correspondra le plus à ce que vous recherchez monsieur. Je vous laisse vous diriger vers la porte, derrière le rideau que vous voyez juste ici." L'homme s'avança, d'abord hésitant. Il entoura la poignée de ses doigts et la tourna lentement. La porte s'ouvrit sur une femme élégante, dont les boucles rousses retombaient sur ses épaules bien dessinées, des yeux d'un vert envoutant. Enveloppée dans une fine robe de chambre en soie. Elle se leva, s'approcha d'une démarche prédatrice, posa de manière délicate, mais aussi sensuelle ses mains sur le torse de l'homme sans âge. Imperceptiblement, son regard se fit plus terne. Ses lèvres s'approchèrent de l'oreille de celui qui lui faisait face. "Bonsoir beau gosse. Je suis là pour assouvir le moindre de tes désirs, ta nuit sera celle que tu choisira" Sa voix était suave et cependant, elle laissait l'extrémité de ses doigts courir sensuellement sur la joue de son client, se faisant aguicheuse. Elle sentit une pression glisser sur ses fesses désormais nues, sous l'autorité des mains de ce parfait inconnu. Et elle ferma les yeux. Pour simuler le plaisir et combattre les larmes.

Morgan Deschanel est une prostituée & vous avez le droit de savoir comment c'est arrivé.

Elle fout toute sa vie en l'air


En cette douce après midi de juillet 1984, Morgan alors âgée de 8ans jouait dans le jardin de la demeure familiale avec sa jeune soeur, de deux ans ans sa benjamine, Lily. En fait, elle n'était que sa demie soeur, mais leur relation était celle de deux jumelles en total symbiose. Sa mère, Morgan ne l'avait jamais connu. Elle n'avait que le souvenir des photos. Elle avait.. disparue l'année de ses 4ans. Quatre autres années s'étaient écoulées désormais, et son père avait rencontré une autre femme. Avec la filette, cela se passait bien. Mais .. regardez.. Le destin qui s'abat. Le chemin qui se dessine..

Lily et moi nous aimons jouer dans le jardin. On aime bien aidé mon papa à tondre la pelouse en arrachant l'herbe. Mais parfois, ça me fait mal quelque part dans le corps. En haut. On m'a dit que c'était le coeur. Mais quand même, on s'amuse bien. Encore aujourd'hui, on rit aux éclats, et l'innocence y résonne tendrement. Hier, bel'maman nous a acheté un ballon, alors on arrête pas de s'amuser avec. J'aime sa forme ronde et ses couleurs vive. Et puis il sent bon aussi. Mes petites jambes se pressent dans une course joyeuse. Puis, dans l'étourderie du jeu, je frappe de toutes mes faibles forces dans cette rondeur de plastique. Le ballon roule, s'éloigne, disparait .. Encore un jouet qui se perd en dehors des barrières. Moi, je suis tombé après avoir tiré. Ma soeur rigole et s'élance déjà pour aller le chercher. "Attends Lily, je viens avec toi" Et je cours à sa suite. Je me laisse cependant distraire par des oiseaux qui gazouille dans l'arbre. Mon regard se fait admiratif. Je les vois ouvrir le bec mais je sursaute du bruit qu'ils produisent soudain. Un crissement strident et affreusement fort pour leur fines masses. Mais lorsque j'entend un bruit plus sourd, je réalise que ce n'est pas les oiseaux. Mon regard se rive, au delà de la barrière. Mon instinct d'enfant me dirige vers la rue, vers la route. Et je regarde, j'observe. Je sens quelque chose mourir dans ma frêle silhouette. Mon innocence sans doute. Je n'ai pas le temps de dire quoi que ce soit, ils sont là, les adultes. Bel'maman hurle, panique, tremble, pleure. C'est possible de faire tout ça à la fois? Moi je regarde ma soeur. Je n'aime pas ce rouge sombre qui l'entoure, ce tâche qui ne cesse de s'étendre.. Je veux qu'elle revienne jouer avec moi. Qu'elle vienne me piquer cette barette si jolie pour laquelle on se chamallait sans cesse. Je voulais qu'elle vienne me réclamer son doudou rester sur le lit du haut..


Mais elle ne fit rien de tout ça. Son petit corps était dénué de vie et plus jamais je ne l'entendrai rire, plus jamais je ne la reverrai courir dans le jardin, plus jamais elle ne reviendrait dans notre chambre en exhibant fièrement deux bonbons qu'elle seule avait le moyen d'obtenir. Lily était morte. Et c'était ma faute.

Pour un mot. Pour un geste tendre


J'étais seule dans cette nuit sans lune. Seule, emmitouflée dans mes draps et la solitude de cette chambre. Je n'arrivais pas à dormir. J'avais peur. Cela faisait plus de six mois maintenant que cela s'était passé. Tout avait été différent. Plus sombre, plus coupant, plus douloureux. En plus de cette cruelle absence, de cette tristesse quotidienne, il y avait sur mes frêles épaules, le poids de la culpabilité. Je me relevais, allant regarder par la fenêtre, avide d'y voir quelque chose, haussée sur la pointe de mes pieds. Un soupir. Il n'y avait rien pour me faire rêver.. Rien pour m'aider à m'évader.
Je.. J'avais tué ma soeur et briser le couple de mon père. Oui, elle était partie en criant que j'avais tué sa fille. Que j'étais un démon sur lequel elle ne pourrait plus jamais poser les yeux sans risque de s'y brûler la rétine. Mon père avait essayé de me rassurer, de me dire qu'au moins il pourrait penser à maman. Mais le soir venu, l'éclat du verre brillait à la lueur de l'ampoule de la cuisine se remplissait pour mieux se vider. Le liquide des bouteilles l'enivrait. Mon père était devenu alcoolique..
Les années passèrent, dévoilant peu à peu la déchéance physique de mon père. Il devenait affreux quand je prenais mes traits de beauté. Nous nous disputions de plus en plus souvent. L'alcool le rendait agressif et irritable. Il était violent, mais ne s'en prenait jamais à moi. Il brisait des objets auxquels je m'étais attaché, qui était mon quotidien. Et.. ça faisait aussi mal qu'un grand coup de poing dans le ventre. Je crois qu'il.. était jaloux. J'avais 18 ans maintenant, j'étais plutôt jolie, et je ramenai souvent des garçons à la maison. Il ne souciait guère de savoir qui ils étaient. Mais lors d'un dîner, alors que nous étions seuls, lui et moi, il s'emporta une nouvelle fois. Et ce soir là, fut un autre tournant de ma vie.
Le ton monta rapidement et je me levais de table. Il empoigna la bouteille de vin vide et m'ordonna de me taire. Ce que je ne fis pas. Et ses yeux se rivèrent sur mon corps de jeune femme. Je fronçais les sourcils face à la lueur de méchanceté et de violence qui brillait dans ceux ci. J'ai quelques mots envers lui qui ne lui plaisent pas. Il disjoncte, dame furie s'empare de son être. Il se jette sur moi. Menacant, avec ce verre brisé. Mon poignet heurte le sien, le tiens en distance. Mais un bout de verre, plus long que les autres, ne m'épargne pas. Il se plante dans ma chair. A la bordure de ma clavicule. Je le traite de fou, il me traite de pute. "Tu n'es qu'une sale pute. Un assasin. Dégage de chez moi, et ne reviens jamais."
Le silence retomba, le temps semblait s'être arrêté une nouvelle fois, comme il y a dix ans. Je lui jetai un dernier regard, avant de remonter dans ma chambre, comme la vieille enfant que j'étais. Non, je n'allais pas passer ma nuit à rassasier ma frustration, jouer les calimero. Non. Déjà je préparais mon sac, qui ne contiendrait que quelques effets. Mais ce soir, je dormirai une dernière fois, dans les draps de Lily.
A l'aube, je quittais la maison, ne me retournant même pas sur cette bâtisse où avait naquit mes premiers démons.

Les premières semaines furent très difficiles. Mais toujours un peu moins que les premiers jours. Le soir de mon départ, j'avais dormi dans un parc. Nous étions en septembre. Ce n'était pas la pire des périodes.Pour le moment. Ma situation avait cependant un avantage. J'entretenais avec ferveur la correspondance avec ma grand mère maternelle, qui se trouvait aux Etats Unis. Je n'avais plus qu'un objectif en tête. La rejoindre. Je n'avais plus rien qui me retenait ici. Uniquement des souvenirs déjà trop ancrés dans mon âme. Je ne savais même pas où ils avaient enterré Lily..
Elle m'envoyait un peu d'argent, dans chacune de mes lettres. Mon patron m'avait autorisé à utiliser la boîte aux lettres du bar où j'étais serveuse pour les recevoir. Il me fallut presque deux ans pour rassembler l'argent nécessaire à la traversée de l'atlantique. Mais le 14 avril 1998 j'embarquais pour l'Amérique. La date me rapellait un film récent, sur un évènement qui l'était un peu moins. Titanic. J'avais aimé aller le voir. Qu'importe. Lorsque je posais le pied sur le sol américain, après un agréable voyage, je mettais encore deux jours a rejoindre l'Etat où habitait ma grand mère. J'entrais enfin dans la petite bourgade d'Hesperia située à une centaine de km de Los angeles. Je trouvais facilement le pavillon de celle qui était désormais ma seule famille. Le coeur battant avec force dans ma poitrine, je dépassais la petite barrière, un large sourire sur les lèvres. J'étais avide de découvrir son quotidien, son environnement. Il n'y a que lorsque j'arrive sur le seuil de la porte que j'ai une hésitation avant de frapper. Je me souviens d'une lettre où elle m'avait longuement décrit la manière dont elle m'accueillerait, le moment venu.. "Ma toute belle. J'ai si hâte de ce moment. Tu sais, je t'attendrai sur le seuil de ma porte, car s'est aussi loin que mes vieilles jambes me permettent d'aller. Je t'attendrai là, toi, mon enfant.." Ce n'était là que des bribes. Et malgré moi, malgré cette joie qui m'emplissait le coeur, celui ci se pinça l'espace d'un instant. Je ne prenais cependant pas le temps de m'attarder à cela et retrouvais le sourire en frappant joyeusement à sa porte. J'attendais. Patiemment. Trépignant intérieurement. Mais je n'eus que le silence en guise de réponse. Fronçant les sourcils, je réitérais mon geste, patiemment plusieurs secondes, avant de tourner la poignée. La porte était ouverte.. Tandis que j'esquissais mes premiers pas dans le corridor, j'entendis un bruit de papier froissé. Un regard à mes pieds me fit trouver une missive, marquée de mon écriture. Je l'avais ramassé avec lenteur.. Je restais un moment immobile, l'attention rivée sur ce bout de papier encore cacheté. Et avant même de faire un pas de plus, mon coeur se serra. J'avais si peur que.. Dans un discretion presque respectueuse j'évoluais dans la demeure, à la recherche de celle que je cherchais. "Mamie?" Et je figeais soudainement, à l'entrée de sa chambre. Elle était allongée, l'air paisible. Elle dormait. Mais la pâleur de sa peau soulignait de façon agaçante, presque provocatrice que ce n'était pas une simple sieste. Mais je ne voulais pas me l'avouer. En fait, j'en avais eu l'intuition dès que j'avais vu ma lettre sur le palier.. Les larmes me montèrent aussitôt aux yeux. Après un long moment de recueillement silencieux, pendant lequel je lui avais adressé quelques mots qui n'avaient fait que se perdre dans le vide, je faisais le nécessaire afin que l'épilogue de son voyage sur Terre se déroule noblement. J'avais passé le reste de la journée à son chevêt, me levant de temps en temps pour regarder ce qu'avait été son environnement. Mon regard avait été attiré par quelques photos sur des meubles. Cette femme dont je reconnaissais les traits. Maman.. Un bébé qui devait être .. moi. Et des traits inconnus. Surement mon grand père. Ma gorge ne parvenait à se dénouer. Et la lettre que je trouvais qui m'étais adressée n'arrangea rien. Les larmes coulèrent à profusion. Elle m'adressait ses adieux, à moi, sa fille chérie. Celle qu'elle aurait voulu voir grandir. Celle qu'elle aurait voulu chérir de plus que de simples billets vert. Suite à la disparition de ma mère, sa fille, et allant rejoindre feu mon grand pere qui semblait lui avoir tant manqué, elle me désignait ultime héritière de la totalité de ses biens.

Et même l'enfer c'est pas grand chose. À côté d'être seule sur Terre


C'était une petite fortunue matérielle. Ma tendre grand mère, ne vivait que d'une très modeste retraite, dont elle m'envoyait quasiment la moitié chaque mois. Un grand sentiment de culpabilité s'empara de moi.. Et si je ne lui avais pas décrit ma détresse, si je ne m'étais pas raccroché à la seule figure maternelle qu'elle représentait, peut être aurait elle .. jouit d'un plus grand confort, de plus nombreux plaisirs.. ?
Elle me souhaite la plus douce des existence, autant que faire ce peu. De me trouver un bon mari et de fonder une belle famille..

Les mois passèrent, les années même et rien ne prenait forme. J'avais trouvé un boulot de serveuse dans un petit restaurant de la ville. Ma vie était assez monotone, et il n'y avait que mes soupirs qui en faisaient onduler le cours. Néanmoins, l'année de mes 23ans, il y eut une nuit .. un regard, qui encore une fois, changea tout.. Il se prénommait Gabriel. Un ange. Oui, sans doute. Il en avait les traits. Une beauté qui me rapellaient tant ceux de ma petite Lily. C'était sans doute ses yeux. Il avait les même qu'elle. Ma Lily .. Mon petit amour. Dont j'étais l'assassin. C'était peut être une erreur. C'était à double tranchant que cet amour naissant. C'était une erreur. & pourtant.. il était le seul à être aussi.. attentionné? Le seul. Je me suis accrochée à son cou avec autant de force qu'un brin d'herbe dans la Terre. Si fort en apparence.. Mais qu'il est si aisé d'arracher? J'avais peur de me livrer. J'avais peur de me donner. Il me servait tout sur un plateau d'or. Sauf cet écrin tant redouté. Il me promettait dans des murmures, des jours heureux, des jours luxueux.
Il voulut s'installer à Los Angeles. La cité des anges. Ma ville natale disait il. Oui.. Non. Je ne veux pas tout ça, je ne veux pas quitter cette maison d'Hesperia. Car elle est ma boîte de Pandore. Là où tout se rassemble. Pour moi. Mais je ne peux .. lui refuser. Alors on embarque. On s'envole. Et moi je me perds dans les nuages. Je ne veux pas cette vie de princesse.. Je veux juste, de la tendresse? Car il ne l'est pas vraiment. Des paroles, beaucoup. Mais des gestes, si rares. Et il se fait si brutal quand il me fait l'amour. Il est cru, vulgaire. Il me fait mal. Mais lui il jouit. Moi je pleure, quand il s'endort.
"C'est bon hein?" & voilà que sa recommence. Ses coups de hanches dévastateurs. & le reste. Nous sommes le 25juillet 99 aujourd'hui. Je n'ai pas le coeur à ses ébats. Je ne l'ai plus depuis longtemps. Il n'y a que l'enveloppe qui bat. Au coeur du coeur, tout est mort. Cela fait 15ans. Elle aurait eut 21ans.. Elle aurait eut.. 21ans. Et Gabriel qui ne semble pas comprendre. Alors je plonge mes prunelles dans les siennes, comme pour retrouver le visage de ma tendre soeur. Mais il y a une lueur qui me dérange, il y à une lueur qui me transperce. Mais il est dur, il est violent. Son visage est déformé par la colère. "Tu souffres hein, espèce de garce. Tu souffres ! Dis moi que t'as mal. Dis moi que je suis en train de te démolir toute entière!" Je suffoque. Il me fait tellement mal. J'ai peur. Peur de lui. Je veux arrêter, qu'il arrête que tout .. s'arrête. Mais il me sert contre lui, m'étouffe presque sous sa force. "Déguste bien sal***, parce que c'est la dernière fois que je me souille de ton corps de putain. Tu n'es qu'une pu**** de lesbienne." Il s'éloigne enfin et j'éclate en sanglot, tremblante.Car j'avais fini par me confier.. Par lui dire que.. j'avais eu des histoires avec des femmes. Les plus douces de ma vie .. Pour l'heure.. Je ne le vois plus, je crois qu'il est là pourtant. Il me vocifère de me taire, dans des termes toujours plus vulgaire. Je ne comprend pas. Il se rhabille je crois. J'entends le cliquetis de sa ceinture. Et j'en sens bientôt le cuir sur mon corps. Il frappe. Je cris. Ma peau si pâle rougit sous ses coups. Il hurle qu'il ne veut plus souiller son corps sur le mien. Qu'il n'usera même pas de ses mains pour me blesser. Il me vocifère les faits. Il est le frère de Lily. Je suis l'assassin de sa défunte petite soeur. Je mérite de crever de la pire des façons. Mais il veut me voir crever à petit feu. Il veut me voir souffrir autant qu'il à souffert. Tu es un assassin. Tu es un assassin. Tu es.. un assassin. Il ne cesse de le répéter..

Elle sait oublier qu'elle existe


Il l'avait ruiné. La douce Morgan n'était plus qu'une poupée en morceaux. Porcelaine brisée. Tissu déchiqueté. Elle s'était réfugiée au seul endroit apaisant de la Terre. La maison de sa grand mère, à Hisperia. Brûlée, incendiée. En ruines. "pu**** d'enfoi**" Ma douleur devient rage. J'hurle. C'est .. si douloureux.
Les jours passent et mon fantôme reprend route. Un vieil ami de cette âme si chère à mon coeur qu'était cette défunte femme m'avait recueilli dans la journée. Mais je n'avais fait que boire un café. Juste ça. Et j'étais parti. Il m'avait parlé de Darkness Falls. C'était plus ou moins loin d'ici. Je ne savais même pas pourquoi je faisais ça. Travailler? Gagner de l'argent? Reprendre une nouvelle vie? Des billets, aussi vert soient-ils ne résoudraient rien. Un toit sous lequel se reposer. Le seul que j'affectionnais était parti en cendres. Quant à une nouvelle vie, j'étais déjà morte.
Et j'y arrivais finalement à Darkness Falls. Une poignée d'années plus tard. J'avais presque la trentaine maintenant. Entre temps, j'avais quelque peu arpenté cette côte tant réputée des Etats Unis. J'étais même retournée à Glascow. L'Ecosse et ses fantômes. Je me fondais dans la masse. . Darkness Falls donc.. C'était une ville assez sombre. A l'instar de ce que j'étais. Peu me voyaient dans l'obscurité. En quelques semaines, j'avais obtenu et perdu un boulot de serveuse, dans un restaurant. & maintenant? Maintenant j'étais tombée dans les filets d'un maquerau. Ou retombée. Laissons un peu de mystère, pour une âme si noire..


VOTRE DESCRIPTION

Nuit sombre et glaciale. Le macadam se dissimule sous la blanche pureté de la neige, souillée par le pas régulier de ses bottes à talons hauts. Ne lui en voulez pas, à cette pauvre âme. Elle est perdue, sans le savoir encore. Car elle ne voit pas le regard perfide qui se pose sur elle. Impunément. Dans l'ombre des ténèbres. Il observe avidemment sa silhouette attirante. Ses jambes fines, quelque peu assombries par les collants, qui font onduler le tissu de sa robe courte, qui, elle, souligne avec insistance ses hanches et plus encore.. Il devine plus difficilement les courbes de son dos, couvertes par un vêtement. Assez peu épais, il masque cependant la pâleur de ses bras, mais peine à dissimuler sa poitrine généreuse, exposée aux curieux, par un decolleté qu'elle semble juger embarassant, si l'on se fit à cette façon qu'elle à de tirer sur son petit gilet, comme si elle avait eut le pouvoir de l'agrandir. Ses mains, il ne les voit pas. Mais il les soupçonne fines, entretenues, accordées avec l'élégance de son corps tout entier. L'observation s'intensifie, lorsque la jeune femme se retourne. Ses boucles d'un roux sombre, changeant, virevoltent sensuellement sous son geste. Quelques mèches lui barrent le visage un instant. Mais sans tarder il découvre son regard d'un vert profond, un rien félin et on ne peut plus envoutant. Ses lèvres délicates, qui semblent si douces. Ses traits un peu creusés sous ce nez fin. Oui, elle est belle. Et elle n'a rien de vulgaire. Il croit avoir tout découvert de cette femme. Mais il ne sait pas, que lorsqu'elle sourit, de petites fossettes se forment dans le creux de ses joues, accentuant un peu plus son charme déjà indiscutable. Il ne sait pas non plus que la couleur de ses prunelles est changeante, qu'elle est parfoiis si sombre, que le vert vire au noir.. Comme il ignore que le roux n'est pas la teinte naturelle de sa chevelure. Ou peut être que si. Mais peut être que l'aurore prochain, lui donnerait sa couleur dorée, ça arrivait parfois.

Morgan en quelques mots .. Lunatique & généreuse. Bipolaire & attentionnée. Sensible & méfiante. Perspicace & tendre. Naive & .. utopiste?

Morgan, Luce, Elizabeth Deschanel. On pourrait croire à l'hérédité d'une noble lignée. Mais il n'en est rien. On ne sait même pas si ce sont là ses véritables nom et prénoms. Parfois, on pourrait croire que ce sont ses rêveries qui les ont crée. Parce qu'elle rêve, Morgan. Elle est la groupie du pianiste, qui rêve, seule dans son lit, entre ses draps qui ne sont pas roses. Ils ne le sont pas, à l'instar de sa vie, de son passé, lui aussi. C'est peut être cette existence qui lui donne un air si triste, si perdu. Elle essuie les préjugés, les regards quant à ses nuits, lassée, sans bouger. Sans parler. Elle ne communique pas beaucoup Morgan. Elle est un paradoxe à elle seule. Phaidra.. Son nom de "scène", ce n'est pas anodin. L'opposition parfaite. Ou presque. Deux visages, deux masques des antiques tragédies, pour une double vie. Prostituée sulfureuse aux heures sombres de la nuit, poupée brisée lorsqu'Hélios reprend son règne; Se punissant dans les ténèbres des démons qui la poursuivent dans la clarté du jour. Elle est fragile Luce vous savez .. Il suffirait d'une brise trop forte pour qu'elle disparaisse, qu'elle se brise irrémédiablement. Elle est perdue. Son regard. Son air hagard. Elizabeth .. Les prénoms se boulversent pour une âme qui n'est que confusion. Un énorme chaudron où tout s'emmêle, où tout est douleur, où tout est perdition. Peut être qu'en remuant beaucoup, longtemps.. en s'y acharnant, on retrouverait cette belle pomme qui est tombé au fond. Qui s'est noyée. Qui a pourri. Qui s'est engorgée de toute cette noirceur. De toutes ces désillusions. Cette pomme c'est l'utopie, l'espoir.. L'amour? Elle est seule. Solitaire malgré elle. Dans son appartement modeste.. Une peluche sous les draps.. Un aquarium, avec une petite dizaine de petites tortues.. Quelques fois, couché sur le lit, un chat. Un chat un peu balafré, fatigué, abandonné .. Lui aussi. A defaut de chaleur humaine, elle donne son affection, sa tendresse à ces êtres là.
Pourtant, tout n'est pas perdu. Il ne faudrait pas grand chose. Elle est sensible, Morgan. Elle s'attache vite. Trop vite? Et elle sait tendre la main aussi. Elle sait occulter toutes ces souffrances pour devenir l'oreille qui reçoit les confidences, pour être l'épaule qui absorbe les larmes, pour être ces bras qui réchauffent. Mais.. Elle n'est qu'un corps. Qu'un corps sur lequel il est agréable de se coller pour assouvir ses plaisirs. Oui.. Elle n'est pas plus que ça, aux yeux de ces gens là .. Alors. A quoi bon.


& ALSO
« Le Code du reglement :
« Votre Pseudo : Je suis une marmotte des grands bois !
« Votre Age :J'ai 823 ans :O
« Votre niveau de RP : J'suis pas un malabar !
« Votre Presence : Aléatoire. Je suis une catin après tout !
« Et tout ce que vous trouvez utile de dire en plus. : Macumba, macumba, elle danse tous les soirs pour les dockers du port qui ne pensent qu'à boire !


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Morgan .. Thoses days are not over
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    « Baby Alone in Babylone ;; noyée sous les flots de tes larmes

avatarQuoi!!!
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MessageSujet: Re: «You don't care if it's wrong or if it's right ..» | Morgan, Luce, Elizabeth Deschanel Mar 12 Avr - 22:20

Woow \Œ/

Rebienvenue demoiselle \o/

;



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«You don't care if it's wrong or if it's right ..» | Morgan, Luce, Elizabeth Deschanel

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