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L'agneau et le lion [p.v.]

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MessageSujet: L'agneau et le lion [p.v.] Mer 3 Nov - 1:03

~

    Ce fut le rayon chaud du soleil, à travers la fenêtre contre sa peau, qui eut raison de la réveiller. Seule. Ce fut aussi ce qu’elle constata en se retournant, observant la place vide à côté d’elle. Elle connaissait bien la raison de cette absence. C’était de sa faute. C’était toujours de sa faute. Quand viendra le jour où il cesserait de s’inquiéter, pour qu’enfin les bras de Morphée daignent l’apaiser et calmer ses angoisses ?

    Elle mit tout de même un certain temps avant de se lever. Elle allait bien. Tout était bien, ce jour-là. C’était plutôt un sentiment amorphe qui la forçait à rester là, allongée sur le côté, à caresser l’absence d’une main délicate. Elle murmura doucement, dans le silence de la pièce, même si elle savait que nul ne pouvait l’entendre : « J’aime quand tu me dis bonjour, le matin… » Elle n’était pas mélancolique. Elle ne lui en voulait pas non plus. Ça l’attristait de le voir ainsi… à cause d’elle. C’était une souffrance impalpable, imperceptible à travers ce visage jovial.

    Elle se leva pour se glisser en pantoufles roses vers la salle d’eau, se souhaita bon matin à travers son propre reflet, dans le miroir. Enfant chérie comme elle l’était, même s’il n’y avait pas de séance photos à ce jour et qu’elle avait pris congé pour un weekend de trois jours dans le but de passer un peu de temps avec Jensen (ce qui était plutôt mal parti, apparemment), la petite poupée de porcelaine gardait l’obligation de se montrer aux gens comme elle se montrait dans les magasines. Elle laissa couler sa chevelure blonde en dégradé, contre ses épaules et dans son dos. La reine des neige se glissa donc au walk-in, tirant un chemisier au style un peu écolière, noir et blanc, y attachant un ceinture rose bonbon à la taille, enfilant un mini short tout aussi noir qui avait cette fameuse tendance à dessiner son fessier rond qu’elle n’aimait pas tant que ça. De plus, il contrastait agressivement avec la teinte pâle et laiteuse de sa peau. Et finalement une paire de botte blanche, avec un très légère teinte rosée à travers, mis mollet. Elle n’était pas une star de la musique, mais était reconnu tout de même dans la rue, ne pouvant donc guère se permettre de simplement déambuler comme n’importe qui. Des idées pour ruiner sa carrière. Et puis, elle aimait se faire remarquer.

    Elle saisit entre ses doigts le mot qui était resté sur la table, le regarda d’un œil critique avant d’y inscrire d’une fine plume : « Je reviens vite, à ce soir. » Un brin de nostalgie sur ses traits féminin, elle sortie. Elle marchait donc, légèrement distraite, entre deux pensées, entre la plume qu’elle avait gardé dans ses mains, qu’elle serrait entre ses doigts machinalement. Elle posa parfois les yeux sur le visage des gens qu’elle croisait. Parfois sincères, parfois parcimonieux, parfois hautain, parfois gêné. Elle leur répondait tous avec cette égalité, ce puissant sentiment qu’elle ressentait pour le genre humain tout entier, qu’il soit vieux, jeune, oncle, père, célibataire, retraité, criminel, roi… Peu importait le métier ou les apparences. Elle était là, tout simplement.

    Ce fut donc journée lèche vitrine agréablement passée… désagréablement seule, peut-être, mais sa soif insatiable d’acheter semblait avoir été contenté à ce jour. Elle rentra rapidement, captant la fraicheur du soir, pour se changer. Ho, la journée ne s’achèverait pas ainsi ! La jeune fille avait toutefois toujours dis à son ange qu’elle ne prendrait jamais le volant de sa vie, qu’elle était complètement, à 100% contre la pollution par la voiture, et préférait prendre le transport en commun. Ou marcher… Elle se changea rapidement (Dieu seul sait combien de tenue elle est capable de mettre par jour) d’un jean serrer, d’une petite botte sans talons, cette fois, et d’une veste cuire blanc qu’elle passa par-dessus son chemisier. Elle redescendit rapidement, alors qu’elle voyait le soleil se coucher doucement à l’horizon à travers les fenêtres de la maison et… le percuta alors qu’il entrait seulement. Elle glissa subtilement ses bras à sa taille, en un câlin chaleureux et lui dit qu’elle sortait. Petit mensonge : soirée entre filles qu’elle avait rencontré durant la journée. Ce qui était faux. Elle avait plutôt envie de découvrir la ville, ne la connaissant évidemment pas encore. Un baiser sur la joue pour lui demander silencieusement de lui faire confiance et elle s’éclipsa, de ce pas joyeux.

    C’était principalement parce qu’elle ne voulait surtout pas rater l’autobus qui passait à quelques coin de rue, dans quelques minutes à peine. Curieuse, elle descendit à un arrêt un peu reculer et soupira. Elle s’était trompée. Elle aurait due descendre beaucoup plus loin. Tant pis, elle chopperait éventuellement le prochain, supposa-t-elle, avant d’avancer, d’un pas rapide. Le cimetière. Quel drôle d’endroit où atterrir, surtout. Il lui semblait relativement grand, d’ailleurs. Elle s’y glissa donc à pas feutrés, comme si elle aurait eut peur de réveiller un mort, espérant que l’endroit, à défaut d’en déterrer un, vienne plutôt réveiller son inspiration à la création de la poésie.

    Glissant sa main sur la surface de chaque pierre tombale qu’elle croisait, lisant d’instant tout ce qui était gravé sur chacune d’elle, l’agneau n’entendit jamais venir le lion, alors que son sourire se camouflait lentement derrière la tombée du jour, et les ombres dansantes et de plus en plus danses autour d’elle.

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MessageSujet: Re: L'agneau et le lion [p.v.] Mer 3 Nov - 5:08

    Wesker se tenait debout les bras croisés à la fenêtre de son bureau. Il avait passé une partie de la nuit dans cette position à réfléchir à tout et à rien. Voilà qu’il observait les derniers rayons du soleil se lever, s’il avait bien quelque chose qui arrivait à le calmer c’était bien de regarder le soleil se lever ou se coucher. Il adorait admirer le changement de décor sur une ville en quelques instants. Enfin bref, ce n’est pas important à savoir cela. Il fut dérangé dans son immobilité à 7heure tapante par Tasha Turner qui entra dans la pièce. Sans se retourner, il put la sentir s’immobiliser derrière lui. Le grand homme ferma les yeux et poussa un profond soupire avant de lentement tourner les talons pour la fixer dans les yeux. Il allait lui demander qu’est-ce qu’elle lui voulait lorsqu’il remarqua la seringue qu’elle avait dans une main. Bon, c’était l’heure de la piqure. Il n’avait pas trop le choix s’il voulait garder son apparence humaine. Sans rien dire à la blondinette, il alla s’installa sur sa chaise en remontant jusqu’au coude la manche de son bras gauche. Albert posa son avant-bras sur l’accoudoir et serra le poing avec force pour faire ressortir ses veines. Il poussa un faible grognement indescriptible lorsque la femme lui toucha doucement la peau de sa main froide. À peine trois secondes plus tard, il put sentir l’aiguille s’enfoncer dans son corps et le virus se répandre rapidement dans son sang. La scientifique jeta la seringue avant de se retirer du bureau, laissant l’homme de nouveau seul. Le blond resta assis un moment à lutter contre l’horrible mal de crâne qu’il avait après chaque injection. Vive les effets secondaires, hen? Par chance que ça ne durait jamais longtemps.

    Lorsque l’homme fut de retour sur pied, il se dirigea vers la cour extérieure où il passa le reste de la matinée et de la journée à observer et évaluer les performances de ses agents de terrain. Il voulait former les meilleures équipes possibles pour les futures missions sur le terrain. Très peu ressortirent du lot, mais il prit bien en note les noms des quatre meilleurs de son agence. Cependant, il devait avouer que pour des simples humains, il en avait beaucoup avec du potentiel, il restait seulement à savoir comment l’exploiter. Cependant ça ce n’était pas son job.

    Bon, maintenant qu’une bonne partie de la journée était passée, il lui restait juste à trouver comment occuper sa soirée. Il hésita un moment entre faire un tour de la ville ou aller rendre visite à un vieil ami. Allez, comme il avait toute la nuit à tuer, il décida qu’il allait faire un mixte des deux. Pourquoi pas après tout? Ça lui demandait rien du tout ces activités. Wesker mit son manteau cuir par-dessus son autre habit déjà en cuir avant de sortir de la grande demeure de Tasha, sans prévenir personne.

    Albert ne fit pas attention à s’il faisait froid ou chaud à l’extérieur, ça faisait longtemps qu’il ne sentait plus la température. Les mains dans les poches de son manteau, l’homme marchait la tête haute en regardant autour de lui. Il ne savait pas vraiment ce qu’il cherchait, mais il profitait de la vue de la ville à la lueur de la lune. Wesker fit assez rapidement le tour complet de la ville sans avoir trouver la moindre chose pouvant capter son attention. Bon, il allait devoir aller rendre visite à son vieil ami plutôt que prévu. Il avait été surpris d’apprendre qu’on avait pris la peine de le transférer ici. Ses pas le guidèrent vers l’endroit où reposait son ami.

    Le grand blond arriva devant les grilles du grand cimetière de la ville. Sans aucune hésitation, il les poussa pour pénétrer dans l’endroit. Il fouilla un long moment entre les rangées de pierres tombales avant d’arriver sur celle qu’il cherchait. Il posa un genou sur le sol et s’accroupit devant la tombe. L’une de ses mains gantées alla toucher les lettres gravées dans la pierre. Elles formèrent les noms : « William Birkin ». Un maigre sourire étira ses lèvres alors qu’il pensa pour lui-même et pour l’âme de Will :


    * Je n’ai pas encore eu la chance de te remercier pour ce que tu as fait William. Je peux t’assurer cependant que ton virus a fonctionné à merveille et que je suis plus fort que jamais. Je suis navré pour Sher… *

    Il s’arrêta lorsqu’il sentit une présence non loin dans le cimetière. Il se redressa lentement et mit ses yeux à la recherche de la personne osant se trouver au même endroit que lui au même moment. Son regard finit par s’arrêter sur… sur ce qu’il aurait pu appeler un ange si elle avait eu des ailes. Albert n’hésita pas une seconde et se mit à avancer silencieusement vers la jeune femme à la chevelure blonde. Il s’arrêta à quelques pas d’elle. Il se retenait de ne pas agripper ses magnifiques cheveux et de la tirer vers lui. Mais on l’avait quand même bien élevé et il n’abordait pas les femmes de cette façon.

    - Une jolie fleur ne devrait pas se balader seule dans un endroit où les morts se réveillent à cette heure. Son ton avait quelque chose de dangereux alors que sa voix était basse. Un sourire mauvais s’était dessiné sur ses lèvres à la fin de sa phrase.
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MessageSujet: Re: L'agneau et le lion [p.v.] Mer 3 Nov - 16:29

    Le visage de porcelaine s’était arrêté à un moment, sur l’une des pierres, gardant son regard gris-vert sur elle, comme si elle avait vu un fantôme, soudainement. Ce n’était pas ça. Elle réfléchissait, plus que d’habitude, peut-être. Les morts ne donnent jamais de cadeaux. C’est la vie qui leur enlève la seule chose qu’ils avaient de leur existence. Elle donne et reprend. C’est la dure réalité, ça. Elle donnait à Shay et finirait aussi par lui reprendre. À cette pensée, la jeune fille serra son manteau, d’une main légèrement tremblante, à l’endroit où, bien dissimuler, son faible cœur se cachait, attendant patiemment la vie d’un être qui pourrait lui ramener la sienne. Mais c’était rare. Et les seuls avec qui elle aurait eut une chance n’étaient pas compatibles.

    Des pas presque inaudible (si seulement l’herbe ne l’avait pas trahit) se rapprochant un peu trop rapidement d’elle, alors qu’elle s’en sentait désagréablement accompagné, la forçant à se retourner lorsque la voix implacable se fit entendre. Un ton qui se serait voulu menaçant, peut-être, elle ne saurait dire exactement. Elle restait immobile dans les ombres qui s’allongeaient, face à un être bien plus impressionnant qu’elle. Pas qu’elle était difficile à battre sur ce côté. Elle n’aimait bizarrement pas que le mot fleur, en parlant d’elle, ne sorte de cette bouche là. Ça lui paraissait si contradictoire, si faux. Et le sourire qui avait accompagné cette phrase de sous-entendus ne faisait qu’accentuer cette impression malsaine qui se dégageait de l’homme. Homme grand, bien plus qu’elle, du moins, déjà qu’elle n’était pas très impressionnante sans ses talons. Les morts… Les morts ne se lèvent pas, voyons. Pas à son savoir, en tout cas ! Elle songea qu’il pouvait très bien être un drogué en plein délire, mais chassa malheureusement bien rapidement cette idée de sa tête. Elle revoyait toujours ce sourire, le comparant à ceux qu’elle avait pu croiser durant la journée, ne le replaçant absolument pas. Et ce n’était pas du mépris en soit. C’était plutôt… indescriptible.

    Elle cligna des paupières à quelques reprises, se ressaisissant. Et elle sourit, comme elle le faisait continuellement, pour briser ce sentiment de malaise ressentit, bien qu’il persistait à lui crier de ne par rester planté là comme la dernière des idiotes sur terre.

      -Je suppose que je ne devrais pas être ici… ? murmura-t-elle, doucement, de cette petite féminine.


    Elle replaça d’instinct une mèche rebelle derrière son oreille, relevant un peu le nez pour mieux l’observer, plissant un peu ses yeux pour mieux distinguer la silhouette dans la pénombre. Ne pas être ici… Effectivement, elle avait cette impression de déranger. Comme si elle n’aurait jamais due être là. Comme si c’était une erreur de s’être trompé d’arrêt. Comme si, même, qu’elle n’aurait jamais due quitter de nouveau la maison. Elle aurait due rester là bas, derrière, avec lui. Sa main passa sur la poche de sa veste dans laquelle se trouvait le téléphone portable qu’elle savait fermer. Peut-être devrait-elle le prendre et téléphoner un taxi pour rentrer, plutôt que d’attendre un nouveau bus.

      -Je ne suis pas seule. Je dois rejoindre quelqu’un… de ce pas. Bonne soirée, monsieur.


    Elle se montrait prudente plus que d’ordinaire et glissa enfin sa main blanche dans la poche de son manteau de cuir. Elle mentait toujours. Ce n’était pas qu’elle ne savait pas dire la vérité. Mais certaines situations l’obligeaient à la cacher. Rejoindre quelqu’un… C’était vrai et faux à la fois. Mais très sincèrement, la mannequin ne tenait surtout pas à rester là. Une soirée cinéma maison, en pyjama, blottit dans les bras de son homme. C’est ce qu’elle aurait due faire depuis le tout début, même. Elle s’excuserait probablement auprès de Jensen. Sans qu’il ne comprenne nécessairement pourquoi. Et elle ne pouvait pas non plus lui dire quoi que ce soit, puisqu’elle lui avait dit, enfin, menti, un peu plus tôt, sur l’endroit où elle se rendait. Une soirée entre fille… Plus vite elle serait rentré et mieux se serait…

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MessageSujet: Re: L'agneau et le lion [p.v.] Jeu 4 Nov - 4:55

    Pourquoi avait-il choisi cette phrase? Il ne savait pas trop. C’était la première chose qui lui était passée par la tête. Certes, cette phrase aurait eu une plus grande signification s’il s’était trouvé face à une personne qu’il connaissait. Wesker était sensé être mort aux yeux de tous depuis quelques années déjà. Simuler sa mort avait été une des meilleures choses qu’il avait faite dans sa vie. Au moins, il avait eu la paix d’Umbrella et de toutes les personnes souhaitaient le tuer pendant un moment. C’était à se demander si son nom figurait sur l’une des tombes de ce cimetière. Ça serait marrant quand même. Il irait peut-être jeter un petit coup d’œil plus tard, pour le moment, il avait d’autres choses de peut-être plus intéressant à faire.

    Ses yeux cachés par ses lunettes de soleil observaient la petite femme se trouvant devant lui. Soit que c’était lui qui était trop grand ou bien c’était elle la naine… Enfin, ce n’était qu’un détail pas très important. Il ne pouvait pas faire grand-chose sur la grandeur de la femme. Bon, il aurait sûrement mal au cou à la fin de cet entretient à force d’avoir la tête penchée comme ça pour la regarder. Wesker put remarquer dans les yeux de la jeune femme qu’elle ne semblait pas vraiment rassurée. Ça avait le don de le satisfaire, car il aimait bien procurer ce genre de sentiments chez les gens qu’il croisait. Cependant, la fillette… Oui, la fillette, car elle semblait drôlement jeune… Une adolescente peut-être? Enfin… Sa jeunesse n’enlevait rien à la beauté qui se dégageait de ce tout petit corps. Petit corps qu’il pourrait briser en soufflant dessus, mais ce n’était pas dans ses intentions pour le moment. À vrai dire, il n’avait pas vraiment d’intention, il attendait de voir comment aller se dérouler cette conversation. Il fronça les sourcils lorsqu’un sourit apparut doucement sur le visage de l’inconnue. Pourquoi est-ce qu’elle souriait? Il n’y avait rien de drôle pourtant… Et enfin, elle parla… Sa voix la rendait… si fragile… Peut-être encore plus qu’elle l’était réellement. Une véritable enfant après tout… Albert retrouva rapidement son masque impassible et répondit à sa semi-question d’une voix froide :


    - Je ne sais pas… Mais vous vous y trouvez tout de même. Certes son ton avait encore un petit quelque chose de menaçant, mais c’était quasiment normal avec lui.

    Albert remarqua sa main glisser doucement vers sa poche. Une jeune femme de son âge était-elle armée? C’était une option, mais très peu probable. Wesker ne fit aucun mouvement, il n’allait quand même pas sortir son arme le premier… Et de toute façon, si l’autre était finalement armée, est-ce qu’elle allait vraiment oser lui tirer? Elle pourrait toujours essayer, mais il avait que très peu de chance qu’elle arrive à le toucher. Il était aussi vite que l’éclair et il y avait de quoi en être fier. Il n’avait pas beaucoup d’humain sur la tête qui arrivait seulement à la moitié de ses capacités. Le grand blond se retient d’éclater de rire lorsque la jeune femme tenta de partir. Elle pensait vraiment un instant qu’il la laisserait quitter comme ça? Non… Bien sûr que non… Albert Wesker l’avait abordé, il ne la laisserait pas partit d’aussitôt. Parole de… de lui.


    - En ce moment, vous êtes malheureusement seule. Il avança de quelques pas de plus vers la jeune femme. Et je crois bien que ce quelqu’un, s’il existe vraiment, peut attendre un petit instant, non?

    Ses yeux scrutèrent alors son jeune visage. Heum… À bien la regarder… Elle lui faisait drôlement penser à quelqu’un… Il était même quasiment certain de l’avoir vu à quelque part… Et dans la journée en plus... Heum… Voyons… Il n’était pas rendu fou quand même. Il n’avait tout de même pas commencé à s’imaginer des choses? La fixant toujours d’un regard insistant, il dit dans un quasi-murmure :

    - Je crois bien vous avoir déjà vu quelque part… C’est possible?
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MessageSujet: Re: L'agneau et le lion [p.v.] Jeu 4 Nov - 16:09

    L’obscurité semblait bien vouloir se jouer des deux corps présents. D’elle, surtout, même si sa toute blancheur voulait bravement s’opposer à cela. Elle avait atteint le portable, au fond de sa poche, qu’elle ouvrait à tâtons laissant entendre la petite musique amusante pour dire qu’il était en fonction. La voix retentit dans son dos, alors qu’elle s’obligeait à s’arrêter, à se retourner, et à constater qu’il avait fait de même, sans la lâcher d’une semelle. Ce n’était pas déconcertant en soit. La jeune fille avait tout de même un peu l’habitude de ces êtres insistants à vouloir seulement lui parler. Mais elle trouvait, ave celui-ci, que c’était un peu malsain. Aussi ne répondit-elle au questionnement sur sa solitude du moment que part un regard attentif, sans ajouter mot à cela. Seule… Ceci dépendait évidemment de la vision de chacun. Elle détestait être seule. C’était sa terreur. Après celle de sa propre mort, bien sûr. Mais il était là et lui parlait. Ce qui ne signifiait donc pas qu’ils étaient deux ? Conclusion : elle n’était pas seule.

    Elle eut tout de même un froncement des sourcils lorsqu’il supposa que ladite personne qu’elle devait retrouver n’existait peut-être pas. Il était vrai qu’elle était plutôt menteuse lorsqu’elle y tenait. Mais ce n’était pas si faux que cela. Et puis elle n’avait jamais précisé où était cette personne. Qu’en savait-il… Rien, voyons. Attendre… oui… Oui, il pouvait attendre. Et elle pouvait du moins rester jusqu’à l’arrivé de son transport. Même si devait-elle s’avouer qu’elle n’était pas forcément très à l’aise.

    L’homme aux lunettes fumées continuait de l’observer comme l’on observe une œuvre d’un œil critique. Après le temps, la jeune mannequin avait fini par laisser de côté ce regard de jugement que l’on portait sur elle à chaque instant, pour déceler ses faux pas, pour trouver les défauts qui l’anéantirait, pour trouver une façon de dire qu’elle n’était pas faite pour cela. Son agent lui répétait constamment qu’elle devait absolument cesser ses gourmandises ou elle finirait par en perdre sa carrière toute entière. Mais personne ne laisserait faire son renvoi. Elle rapportait trop d’argent aux compagnies qui employaient son visage. Et le public l’aimait bien. Elle ne se plaignait donc pas de cette manie qu’avaient les gens à la détailler comme un morceau de viande que l’on pèse à la balance. Et enfin, il tenta une nouvelle question, un nouveau sujet de discussion. À croire qu’il tenait vraiment à ce qu’elle reste, à la grader près de lui. Un nouveau sourire vint donc éclairer son visage.

      -C’est possible, oui.


    Possible sous certaine condition, mais tout de même. Son ton se fit en apparence ravi. Elle n’était pas de celle qui repoussait les êtres. Bien au contraire. Peu importait de qui il s’agissait, elle se montrait toujours aussi courtoise.

      -Tout le monde me voit partout, sachez bien. Publicité ? Magasine ? Je ne sais à quel genre de choses du quotidien vous vous intéressez… Journal ? Internet ?


    On la voyait partout, c’était aussi simple que cela. Son agent lui disait : ‘’Le public t’adore ! Continues de faire fondre leur cœur par ton sourire !’’ Elle avait bien fini par se laisser prendre au jeu et à y prendre un réel plaisir. Sa biographie commençait à l’âge de quatorze ans. Son simple visage, sa simple expression semblait avoir fait fureur en Irlande et, très rapidement, elle était devenue internationale. Certains entendaient parler d’elle, et bien vite, son nom fut comme une trainer de poudre à travers les continent. Dans tous les cas, elle fut bien rapidement réputée dans son domaine. Que l’homme ne suppose l’avoir déjà vu ne l’étonnait guère donc. Elle se demandait toutefois ce qu’un type de son genre pouvait faire pour s’intéresser à la mode. Pas qu’il manquait de classe, mais… Un peu, quand même. Ce n’était pas spécialement très frais d’user de cuir à la grandeur. Trop, c’est comme pas assez, comme dirait son habilleuse. C’était exactement l’image du trop, à son avis, d’ailleurs. Moins aurait aussi bien fait que cela. Après, ça ne la regardait pas vraiment. Vivre dans cet univers lui avait sans doute procuré un œil particulièrement capricieux sur ce qu’elle voyait des autres, même si elle les aimait tous comme ils étaient, ça ne l’empêchait certainement pas de se montrer assez chiante sur ce côté de sa personnalité. La douceur se tassait alors un peu de côté pour laisser sa passion un peu trop envahissante faire dire ce qu’elle avait en tête.

    Mais pas maintenant. Pas ici. Elle ne dirait pas cela. Premièrement parce qu’il était plus âgé qu’elle et que c’était malpoli. Il ne fallait pas trop les bousculer, ces vieux.

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MessageSujet: Re: L'agneau et le lion [p.v.] Sam 6 Nov - 3:18

    Commençons encore une fois par se poser une question qui commence par pourquoi. Pourquoi avait-il décidé d’aller aborder cette jeune femme alors que d’habitude il se foutait bien des gens qui l’entouraient, sauf s’il avait à les tuer? Et bien… Pour dire vrai, le grand blond se posait également la question. Peut-être était-ce sa chevelure blonde qui l’avait attiré? Enfin, ce n’était pas nouveau, mais l’homme avait un faible pour les jolies blondes. Peut-être aussi était-ce qu’elle était complètement vêtue de blanc et que ça lui donnait l’apparence d’un ange? Va savoir… Ou peut-être était-ce aussi parce qu’elle avait l’air tellement fragile, tellement faible à côté de lui. Il était certain qu’il arriverait à lui faire faire tout ce qu’il voulait. Il sourit mentalement à cette pensée. Ça pourrait être amusant, mais il allait éviter de le faire… Pour le moment…

    Une petite musique provenant de la jeune femme le fit sortir de ses pensées. Tiens, tiens, tiens… C’était donc ça qu’elle avait cherché à prendre dans sa poche? Un petit objet faisant de la musique? Il n’avait pas 50 mille choses qui faisaient de la musique. L’homme opta alors pour un téléphone portable. Certes, ça aurait pu être d’autres choses, mais dans ce genre de situation, il était plus logique que la fillette cherche à téléphoner quelqu’un. La question était qui. Ses parents? Un ami? Son petit copain, peut-être? La police? Ha ha… La police ça pourrait drôle. Ça faisait longtemps qu’il n’avait pas massacré des agents de la loi. Ça serait trop beau pour être vrai… La blondinette s’arrêta. Elle venait de prendre une très bonne décision qui allait peut-être lui sauver la vie… Ou pas… Car il l’aurait laissé partir sans rien faire de plus. Elle se retourna même vers lui. C’était déjà un plus. Ils pourraient reprendre une petite conversation. Wesker déciderait ensuite de ce qu’il ferait avec la blonde. Un sourire étira une nouvelle fois ses lèvres à la question de Wesker. Comme-ci elle était fière de lui rappeler quelqu’un. Peut-être qu’après tout, elle en avait l’habitude… Mais bon… Qu’est-ce qu’il en avait à faire au final? Elle faisait bien ce qu’elle voulait et il faisait ce qu’il voulait. C’était les joies de la vie ça. Elle se venta un peu, en affirmant que tout le monde la voyait partout. Elle vient ensuite lui demander à quelles choses du quotidien, il pouvait s’intéresser. Wesker l’observa un instant comme-ci elle était folle. Il n’avait pas le temps pour s’intéresser à ces choses. L’actualité ne l’intéressait guère, tout ce qu’il savait dessus c’était ce que les gens autour de lui disaient. Les magasines et la publicité l’intéressaient encore moins… Donc, où avait-il vu la jeune femme? Si elle disait être partout, peut-être avait-il croisé une affiche à son image dans la rue? Va savoir… Il aurait peut-être dû éviter cette question finalement.


    - Ce n’est pas le genre de choses qui m’intéressent, avoua-t-il d’une voix dangereusement basse. J’ai autre chose de plus passionnant à faire. Comme…

    Il s’arrêta pour observer la jeune femme dans les yeux. Le sourire qui étira les lèvres du grand blond n’avait rien de bien rassurant. Il n’avait pas vraiment trouvé ce qu’il allait faire, mais il ne perdait rien à l’effrayer un petit peu. Il garda le silence et effaça lentement le sourire de son visage. Brusquement, il lui attrapa le menton pour la forcer à le regarder dans les yeux sans pouvoir baisser la tête. Il profita de cette « diversion » pour mettre l’une de ses mains gantées dans la poche où il avait attendu la petite musique de tout à l’heure. Il attrapa entre deux doigts le téléphone de la jeune femme et le sortit rapidement. Wesker relâcha alors la jeune femme qu’il poussa légèrement vers l’arrière et garda le téléphone portable dans sa main. Il appuya sur la touche « end » pour éteindre le cellulaire de la jeune femme. Son sourire mauvais était réapparu sur son visage.

    - Vous attendiez un appel, peut-être? Demanda-t-il c’est alors qu’il ouvrit sa main laissant tomber le téléphone dans l’herbe humide. Il ne laissa même pas le temps à la blondinette de réagir qu’il abattit son pied avec force sur le petit objet. Objet qui ne résista pas et qui éclata en morceau sous la force du coup.

    - Bon, maintenant passons aux choses sérieuses. Affirma-t-il en s’approchant encore plus du corps de la jeune femme. Mais avant… J’aimerais bien pouvoir vous appeler par votre prénom… Jolie Fleur.

    Et du revers de la main, il alla caresser doucement la joue de la jeune femme.

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MessageSujet: Re: L'agneau et le lion [p.v.] Sam 6 Nov - 20:18

    Le propre sourire si délicat de la fleur s’effaça rapidement. Les doigts qui saisir son visage en cet instant, l’obligeant un court moment à demeurer immobile, ne lui firent ni chaud ni froid. Elle ne se doutait encore de rien. Sa grande naïveté n’interpellait pas encore ce signe comme un danger potentiel. Elle sentit l’agression imminente lorsqu’il glissa sa main imposante à côté de la sienne dans la poche de sa veste. Il la relâcha, momentanément, décidant de prendre tout contrôle sur sa personne apparemment, et d’éteindre ce qui lui permettait de communiquer avec le monde extérieur. Elle se laissa repousser mollement, se rattrapant seulement de ses pieds, entendant l’herbe sèche craquer un peu. Elle vit l’objet tomber de sa main pour s’écraser au sol, alors qu’elle fut étrangement tentée, dans un geste contenu, de rattraper ledit objet qu’elle cru soudainement n’être que son moyen de fuite. Il le fracassa, le faisant s’éclater sous son pied de grosse brute.

    Elle avait relevé vers lui un regard rempli d’interrogation, de pourquoi qu’elle ne prononçait pas de vive voix. Oui, pourquoi, n’avait-elle rien fait ? Elle ne s’était peut-être pas montrée suffisamment méfiante. Ah ! Lorsque son agent entendrait parler de ça, il lui fera une de ces crises ! Et même Jensen. Ah oui ! Elle voyait la scène d’avance : «Tu n’as pas été prudente ! Tu es trop tête en l’air ! On ne se balade pas seule comme ça dans la nature !» Elle savait aussi que c’était pour son bien qu’ils réagissaient tous de la sorte. Surtout lorsque l’on connait l’habitude de la jeune fille à se mettre rapidement les pieds dans les plats.

    Il se rapprocha de nouveau, alors qu’elle ne faisait que se contenter silencieusement de le suivre des yeux. Il lui demandait quelque chose qu’elle ne pourrait lui donner. Quelques secondes, la main glissa sur sa joue, une réflexion imperceptible qui eut lieu au même moment. Ce fut rapidement. La jeune fille refusa catégoriquement de savoir ce qu’il voulait d’elle, elle ne s’attardait pas plus que cela à cette question et se retourna rapidement, fouettant la main de sa chevelure d’un blond platine. Elle voulait quitter, le quitter, le fuir comme elle n’avait pourtant jamais eut tendance à le faire. Peut-être parce que ce qu’elle ressentait ne la rassurait pas, créant ces pulsions de terreur en elle qu’elle ne comprenait pas. Parce qu’elle entendit les mots : «Vas t’en» résonner en elle. Elle voulait y répondre, cette fois.

    Elle n’alla toutefois pas très loin. Tout son corps se convulsa brutalement sous le choque dans sa poitrine, alors qu’elle appuyait à l’endroit de la douleur. Elle n’avait pas l’habitude du stress et ceci devait être entrain de réveiller le cœur fatigué qui la faisait encore vivre. Ce n’était pas le moment… Elle se maudissait intérieurement, alors que son regard se portait sur les lumière en mouvement, plus loin, et qu’elle se pliait en deux dans sa propre douleur silencieuse, ignorant jusqu’au corps colossal, toujours présent. Il s’en amuserait probablement. Se calmer. Elle devait se calmer, voilà le secret !

    La pair de lumière s’approchait dans la rue, laquelle elle devina n’être en réalité que le bus. Il était temps, se disait-elle, alors qu’elle s’avançait toujours, serrant d’une main la veste à l’endroit où se dissimulait cet article de la vie du faible corps humain qu’était le sien.

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MessageSujet: Re: L'agneau et le lion [p.v.] Lun 8 Nov - 6:11

    Petit conseil : Ne jamais éviter ou refuser de répondre à une question d’Albert Wesker. Au risque d’en payer de votre vie. Bon, elle était jeune et innocente, il allait peut-être lui laisser une chance et se répéter. Certains auraient pu voir une sorte de gentillesse dans le contact qu’il avait eu avec la joue de la jeune femme, mais ce n’était pas du tout ça. C’était une technique d’intimidation, souvent ça fonctionnait. Jusqu’à maintenant, il avait vu trois sortes de réactions différentes à ce contact. La première, la jeune femme prenait peur au point de répondre à sa question. La deuxième, la personne restait immobile et le fixait dans les yeux. La troisième, comme dans le cas présent, elle essayait de partir. Et ça, ce n’était pas vraiment une bonne chose. Les cheveux de l’inconnue lui fouettèrent la main et s’il avait voulu, il aurait pu les attraper pour la tirer contre lui.

    Wesker la laissa s’éloigner un petit peu. S’apprêtant à la rattraper au moment où l’autre allait croire qu’elle avait échappé aux griffes de la mort. Il l’observait d’un regard froid et plutôt hautain, ne la lâchant pas une seconde des yeux. C’est alors que quelque chose d’étrange se produit. La blonde s’arrêta subitement prise de douleur au niveau de la poitrine. Elle se tenait plus précisément au niveau du cœur. Bon… Il était tombé sur un cœur fragile. Devait-il s’en réjouir? Albert se surpris à penser qu’elle pourrait faire une bonne cobaye pour Tasha. Mais bon… Avait-il vraiment envie de faire plaisir à Turner en ce moment? Qu’elle se débrouille sans lui…

    La fleur se remit à avancer lentement vers… Deux lumières… Ceux d’un autobus. Oh, elle pensait vraiment qu’il allait la laisser monter dedans? S’il la laissait faire, il serait dans l’obligation après d’arrêter le bus, de tuer les passagers et le conducteur avant de ressortir la blonde. Ça serait moins long de bouger maintenant, n’est-ce pas? Pourquoi se compliquer la vie? Wesker allait agir avant que le véhicule ne soit trop près. Comme ça, il risquait moins d’avoir des témoins et éviterait de mettre à Tricell d’autres cadavres sur les bras. Comme, il pouvait être gentil des fois… Des fois… Pas souvent… Mais ce soir, la jolie blonde pouvait quasiment se considérer chanceuse. Certes, la soirée n’était pas encore terminée.

    En deux secondes, il arriva devant la jeune femme. Comment il avait fait? C’était évident… Il avait utilisé de sa super-vitesse. Petit cadeau de William Birkin en plus de sa super-force. Encore une fois, il avait le dessus sur sa faible victime. Victime qui semblait vraiment souffrir… La pauvre… En fait, non… Il n’en avait rien à faire. Après tout ce n’était pas son problème à lui. Oui, s’il voulait, il pourrait l’aider. Mais il n’avait pas envie. Un sourire mi-moqueur, mi méchant se dessina sur ses lèvres. Il se retient de dire un « bouh! ». Peut-être que ça aurait effrayé la filette qui ne s’était sûrement pas attendue à le voir apparaître là. C’était quasiment un tour de magie.


    - Je n’aime pas me répéter, cracha-t-il dangereusement. Moi, qui croyais avoir posé une question plutôt simple.

    Un petit rire sans joie s’échappa de sa bouche alors qu’il attrapa la jeune femme par les deux bras. Il aurait pu la pousser lourdement sur le sol, mais il préférait qu’elle soit debout, mais Albert ne voulait pas lui donner une autre occasion de s’éloigner de lui. Sans la lâcher, il l’obligea à reculer rapidement vers l’arbre le plus proche. Il lui plaqua durement le dos dedans de façon à la coincer entre le bois et lui.
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MessageSujet: Re: L'agneau et le lion [p.v.] Lun 13 Déc - 5:38

    [Vraiment désolée pour ce retard.]

    Elle se demanda à ce moment ce pourquoi fragile et éphémère, ce sentiment de vouloir sortir d’une pourtant monotonie qu’elle n’avait pas à travers son quotidien constamment en mouvement. Un quotidien qu’elle aimait, mine de rien. Parce qu’il n’y avait jamais rien de pareil et que tout n’avait de cesse de la surprendre. C’était peut-être ça qu’elle avait recherché, une fois enfermée entre quatre murs. Ce fut ce à quoi elle pensait, soudainement, en voyant ce à quoi jamais, au monde, elle ne se serait forcément attendue. Un magicien ? Ce fut ce qu’elle se dit. Illusionniste, peut-être. Quoi qu’il en soit, maintenant, il était là, bel et bien là, planté devant elle, alors que le fragile poupée de porcelaine étouffait un cri de stupeur en l’apercevant, se figeant dans l’atroce sentiment si soudain qui apparaissait à ses yeux ébahis. La jeune fille recula d’un pied trop peu habile lorsque les mains colossales se saisirent littéralement d’elle, contre son gré, contre toute la volonté qui perçait dans ce simple regard, bien que désemparé et inquiété. Elle le laissa cracher les mots, comme s’il ne savait que se faire ordonner, même si elle ne se doutait plus qu’il s’agissait exactement de cela. Créer la peur. Voilà la méthode qu’elle avait devant elle. Un beau synonyme de haine chez la victime. Le dos de la jeune fille s’appuya brutalement, sans douceur aucune contre le tronc solide de l’arbre, derrière elle. Elle prolongea son silence, seule chose qu’elle puisse faire en cet instant. Répondre ne lui ferait pas plus de tord que le battement sourd à ses oreilles, que la forte douleur qui se prolongeait dans sa poitrine, malgré le signal qu’elle l’ignorait volontairement.

    -Elle ne se mérite pas forcément, la réponse…, murmura enfin la belle, sur ce ton mi effrayée, mi agacé.

    Si elle savait ce qu’elle faisait ? Pas le moindre du monde. Et c’était probablement ce qu’il y avait de plus drôle dans la situation présente. Bien que drôle soit un mot hors sujet de l’évènement qui se produisait. Jensen lui en voudrait. Elle s’en doutait. Il lui reprocherait son manque de prudence. Comme son agent, d’ailleurs. Comme tous les autres qui la côtoyait. Et oui, malgré la drôlerie de son commentaire qui pouvait paraitre plus que déplacé, c’était une peur soudaine grandissante, rongeant son âme. Et si elle ne voyait pas demain ? C’était dramatiser, certes. Elle écoutait le silence angoissant du cimetière. Elle écoutait sa propre respiration un peu trop bruyante qui en venait à le contraster désagréablement. Elle était provocatrice à travers la mort qui l’attendait au détour du moindre chemin qu’elle empruntait. Et si elle souriait pour faire face, pour s’y refusait, elle n’oubliait jamais l’ombre pesant sur ses frêles épaules de jeune fille. Parce qu’elle connaissait la vie comme elle connaissait aussi la mort. Parce qu’elle ne s’attendait pas à grand-chose, en vérité, et qu’elle faisait face, face à tout, à tous, et contre tout. Qu’on la contredise. Qu’on lui dise que c’était impossible. Qu’elle finirait par cédée. Ce n’était pas mots qu’elle voulait entendre. C’étaient mots contre lesquels elle se battait vaillamment.

    Et face à lui ? Face à cet homme là ? Qu’en était-il de toutes ces belles résolutions de guerrière battante pour une vie éphémère et fragile ? Elle ne savait pas. C’était peut-être justement pour savoir…
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MessageSujet: Re: L'agneau et le lion [p.v.] Ven 17 Déc - 23:27

    La surprise, l’étonnement, la peur et la crainte étaient les sentiments qu’il aimait voir passer dans les yeux de ses victimes potentielles. Personne ne savait à quoi vraiment s’attendre lorsqu’il croisait Albert Wesker. L’homme n’était pas prévisible. C’était ce qui faisait son charme, non? Non, pas vraiment, mais ça c’était une autre histoire.

    En deux temps, trois mouvements, il avait poussé la jeune femme avec force contre un arbre. Voilà qu’il l’avait complètement à sa merci. Il pouvait maintenant faire ce qu’il voulait de la jeune femme et personne ne serait jamais au courant. Et ça le rendait joyeux. La vie était belle n’est-ce pas? Du moins, pour lui… Mais la vie de la jeune femme risquait d’être beaucoup moins joyeuse, surtout avec la réponse qu’elle venait de lui donner. Pauvre petite… Son ton la trahissait, elle avait l’air plutôt effrayé. Pourquoi tenter de faire sa courageuse alors? Elle ne se doutait pas que toutes ses questions méritaient une réponse?


    - Au même titre que votre vie ne mérite pas d’être vécue, cracha-t-il dangereusement en levant une main pour lui agripper la gorge avec force. Il ne savait pas pourquoi, mais il avait cette forte tendance à aimer étrangler ses victimes. Peut-être était-ce simplement qu’il aimait voir la panique s’installer lorsqu’elles cherchaient un petit peu d’air?

    D’une main, il la tenait fermement au niveau du cou alors que son autre lui tenait un bras contre l’arbre. Prise au piège. Et s’il ne se retenait pas, il la tuerait comme cela, sans lui donner une autre chance de répondre à sa question pourtant simple. Wesker approcha alors son visage de l’oreille de la jeune femme et murmura sur un ton particulièrement dangereux
    :

    - Tu sais, Jolie Fleur, je peux te briser tous les os du corps si j’en ai envie. Il se recula la tête pour la regarder une nouvelle fois. Il lui suffisait de retirer ses lunettes de soleil et de fixer ses yeux rouges sur la jeune femme pour lui prouver ses dires. Toujours avec le même sourire mauvais, il rajouta :

    - Ça serait dommage d’utiliser cette méthode pour un simple prénom, n’est-ce pas? Doucement, il fit glisser sa main le long de son bras et s’arrêta au niveau de son poignet, entre temps, il avait arrêté de l’étrangler. Wesker leva le bras de jeune femme pour placer sa main devant son visage.

    - Besoin d’une démonstration? Sa voix était froide et moqueuse. Il enroula ses doigts autour de son poignet de façon à positionner son pouce sous la paume de sa main. Il attendit un moment qui lui paru interminable avant de forcer sur le poignet de la jeune femme avec ses doigts. Un « crac » sonore se fit alors entendre et le membre de la fleur se plia du mauvais côté.

    - Ai-je besoin de répéter ma question?
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MessageSujet: Re: L'agneau et le lion [p.v.] Ven 24 Déc - 17:56

    Une vie qui ne mérite pas d’être vécue n’est pas plus vie que cela. C’était le point de vue de la leur, que rien ne pourrait faire changer. Et lorsqu’elle porta ses grands yeux de couleur paire sur l’homme, le temps sembla vouloir s’arrêter pour elle. Si sa vie n’avait pas de valeur, que faisait-elle là ? Pourquoi attendre ? Non… Il avait raison. Si la mort gagnait ce frêle corps féminin de cette époque, la vie qui lui permettait de se lever chaque matin ne valait peut-être effectivement pas la peine d’être. Pourtant, la jeune fille se refusait d’accepter ces pensées trop lugubres pour son esprit de lumière. Elle était à présent étrangement docile face à lui, comme si elle attendait cette faucheuse, pour voir de quoi elle pouvait bien être capable, de quoi elle gouterait son affront. Curiosité ? Stupidité ? Un mélange des deux, probablement. Elle laissait la main glisser contre sa peau lisse et laiteuse, sans broncher, comme si elle attendait cette même dame la mort pour venir la happer d’un seul coup. Même si au fond d’elle, ce n’était pas ce qu’elle souhaitait. Mais c’était la première fois qu’on lui faisait ressentir cette émotion de ne pas vouloir être en un court et simple instant.

    Elle sentait que si elle s’en tirerait, elle resterait probablement marquée des traces de doigt rouges contre sa peau. Elle tira tout de même un peu lorsqu’il s’approcha davantage d’elle, alors qu’elle pouvait sentir cette odeur qu’elle n’appréciait pas plus que cela, ce souffle contre elle, et cette voix susurrée son oreille lui semblait plutôt désagréable. Ses pensées étaient stupides. Elle devait se réveiller. Elle se devait de sortir de l’horreur qu’elle provoque en elle-même. Ne pas se laisser abattre. Elle l’avait toujours fait, alors pourquoi se laisser faire maintenant, en cet instant ? Parce qu’il avait amplement le dessus sur sa petite personne ? Voulait-il vraiment ça, lui faire ce mal ? Voulait-il vraiment la briser comme l’on brise un ange coupable de crime ? Il semblait plutôt sérieux. Non… Elle ravala rapidement cette idée. Il était sérieux, et ne semblait pas l’être. La chevelure blanche était un peu retombée en avant, cachant la moitié de son visage, alors qu’elle écoutait toujours, attentive, brusquement nerveuse. S’il avait été capable de l’acculer à ce niveau de son âme comme physique, que pouvait-il aire de plus ? La tué ? Ça lui semblait absurde, mais pourtant très probable. Et lorsqu’il glissa sa lourde main contre la sienne, pour se saisir de ce maigre poignet raffiné, elle continuait de l’observer à travers ce silence qui était devenu sien, d’un regard plein de doute qu’elle posait tout contre lui. Alors que la main contre sa gorge se desserrait, et qu’elle en récupérait un souffle normal, elle ne lâchait plus les doigts des yeux.

    Et il y eut ce son, percutant, qui résonnait encore en elle, en écho qui se répercutait en elle en vibration fracassante. Et le hurlement qui s’échappait alors d’elle, qui terrifiait les oiseaux qui s’envolèrent d’instinct, par peur, comme une image terrible de la scène. Si elle avait connue différente souffrance, personne n’avait encore jamais osé lui en créer volontairement. Alors oui, maintenant elle avait peur. Elle tirait, brusquement, se débattant, refusant de rester là. En vain, évidemment, face à la force contre laquelle elle cherchait à se libérer. Elle n’arrivait qu’à se aire mal davantage. Et la petite fleur fini par déclarer son prénom, entre deux hoquetement étouffer, parce qu’elle ne voulait pas plus que cela tenir tête au tyran, en vérité. Et qu’elle se montrait malgré tout, désormais, plutôt docile.

      -Shea ! C’est Shea… Sh..ea.


    Ce fut des larmes qui accueillirent enfin sa réponse. Ah, si on lui avait dit que la soirée douce et amusante qu’elle avait envisagée ne se terminerait pas comme ça, elle serait resté chez elle, à contempler la télé, toute serrée contre les bras de l’homme qu’elle chérissait. Et qui n’était pas là. Par sa faute, d’ailleurs.

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MessageSujet: Re: L'agneau et le lion [p.v.] Mar 28 Déc - 6:54

    Albert Wesker était né pour faire du mal et pour faire souffrir les gens. C’était une évidence. Sans cela, le grand homme ne serait probablement rien. C’était tellement jouissif et agréable qu’il ne pouvait pas s’en passer. Le simple fait d’avoir entendu l’os de la jeune femme se briser et de l’avoir sentit céder entre ses doigts lui avait provoqué un bien fou. Blesser pour blesser, blesser pour un simple nom alors qu’il n’en avait totalement rien à foutre. Blesser pour son simple plaisir personnel.

    La jeune inconnue poussa un hurlement un court instant après la destruction de son poignet et ça le fit sourire de fierté. Bien qu’il s’y attendait, elle lui confirma que cela lui avait fait mal. Peut-être au point qu’elle lui donne enfin son nom? La jolie fleur se débattit pour partir comme les oiseaux qui avaient eu peur, mais Wesker ne la lâcha, il préférait grandement lui faire mal davantage en serrant son poignet brisé entre ses doigts gantés. La blonde cessait de se débattre, comprenant qu’il n’avait rien à faire. Qu’elle avait perdu. Mignonne, non?

    Pour clôturer le tout, elle lui donna finalement l’information que le grand homme cherchait. Soit son prénom. La pauvre était en larmes, mais cela n’était qu’un détail pour la créature qui avait dans ses habitudes de voir ses victimes éclater en sanglot. Wesker leva une main comme pour lui mettre une gifle, mais finalement, il vint essuyer ses larmes du revers de sa main. Il approcha une fois de plus son visage de son oreille
    .

    - Enchanté Shea, murmura-t-il de façon satisfait. Wesker gagnait toujours, aucune façon de résister contre lui. Je m’appelle Albert Wesker et je te jure, ma jolie fleur, que tu n’oublieras pas ce prénom d’aussitôt.

    En terminant sa phrase, il lui mit une main derrière le cou pour la propulser avec force sur le sol dur et froid. Lui qu’il se sentait calme ce soir-là, elle avait réussi à l’énerver en refusant de répondre à sa question. Elle avait également réussi à lui donner un certain plaisir à la faire souffrir. Wesker l’observa un moment sur le sol sans bouger. Il poussa un profond soupire. Il n’avait qu’une seule envie en ce moment… La tuer… Carrément. Il voulait lui enlever la vie lentement et douloureusement. Il se retenait, mais il ne savait même pas pourquoi. Certes, elle était jolie, très jolie, mais jeune, trop jeune. Et elle faisait pitié à voir. Peut-être qu’elle ne méritait pas de mourir de sa main d’expert.

    Et là, le grand homme sortit son arme. Pour quelle raison? Pour le plaisir et pour l’effrayer davantage. Bon… Oui, il avait un magnum entre les mains, il ne pouvait pas se permettre de lui tirer dessus pour le fun, car il lui éclaterait un membre en entier… S’il seulement, il avait eu un pistolet. Il aurait pu s’amuser à lui tirer dans les épaules. Oh le vilain.


    - Tu vois, Shea. Tu t’es retrouvée au mauvais endroit, au mauvais moment. Il fit une courte pause et leva doucement son arme pour lui pointer la tête. Wesker fit mime de regarder autour de lui. Et je ne vois personne pour venir te sauver des griffes du grand méchant loup.

    L’arme toujours pointée sur elle, il fit quelques pas pour s’approcher. Il se pencha sur son corps frêle pour l’agripper par le col et la soulever légèrement. Albert posa le bout froid de son magnum sur sa petite tête d’adolescente.

    - Une dernière parole peut-être? Demanda-t-il d’une voix neutre et d’un visage démuni de toutes expressions. Wesker se demandait toujours à ce moment là, s’il allait finir par appuyer sur la détente ou non. Je vous s’assure que ce n’est pas l’envie qui lui manquait.
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MessageSujet: Re: L'agneau et le lion [p.v.] Mer 29 Déc - 5:13

    Un regard éperdu qu’elle jetait devant alors. La rage cognait contre son cœur encore battant, dans un terrible mélange de frayeur de frustration devant sa propre faiblesse. C’était ressentir le chasseur enfoncer ses griffes dans la chair de la proie. Et la proie, dans ce cas si, c’était elle. Petite créature fragile entre les mains barbares de l’individu. Mais lourdes, pesantes. Des mains qui tenaient son destin. Des doigts qui étouffaient la vie même qu’elle avait, qu’elle soufflait, qu’elle crachait. C’était une douleur étrange qui émanait de ce petit poignet maltraité entre les doigts connaissant de toute évidence très bien l’art de la violence et de toutes les subtilités qui venaient avec elle. Elle tourna vivement la tête en apercevant la main levée, brusquement, bougea par instinct, bien que vainement, hoquetant dans un mélange de doute qui la tétanisait et la maintenant sur plus et d’horripilant sentiment d’impuissance. Elle avait fermé les paupières, fermement, par réflex pour attendre un coup qui ne vint jamais et les rouvrit lorsque la caresse frôla sa joue trempée dans une coulée de larmes qu’elle ne contrôlait pas. Nervosité, effet d’un combat intérieur, provoqué par un mélange de terreur et de douleur. Un peu de tout cela, c’était bien vrai. Elle tiqua tout de même un peu lorsqu’il s’approcha de nouveau près d’elle, au point d’en sentir son souffle, son odeur. Non, en effet, elle était mal partie pour oublier ce nom là… À moins bien sûr qu’il ne décide de vraiment l’achever. Là, il pourrait dire adieux à l’idée qu’elle s’en souvienne. Et très franchement, elle n’était pas certaine que son cerveau puisse supporter l’idée de s’en souvenir.

    Et elle se vit littéralement propulser dans le vide, atterrissant maladroitement contre le sol vaguement boueux, poussiéreux, sale, qui eut pour effet de souiller sa main valide sur laquelle elle s’appuya gardant serré contre elle l’autre qu’elle ne voulait plus remuer d’un centième de pouce. Le visage délicat de la jeune fille se releva vers l’homme, plus blême qu’il ne l’avait été jusqu’à présent, quelques mèches collé contre son visage déconfit, dans un mélange désagréable de larmes et de sueurs froides. Elle l’observa de son grand air de fragilité éternel sans rien attendre, sortir son arme, carrément. C’était à peu près ce qu’elle aurait pu imaginer. Mais maintenant que c’était réel, elle ne pouvait plus qu’espérer. Enfin, s’il pouvait faire vite, maintenant… Bien que cette pensée quitte rapidement sa place alors qu’elle pouvait constater les expressions de sadismes qui se peignaient sur son visage. Au mauvais endroit au mauvais moment. C’était dingue comment cette phrase, si simple pourtant, pouvait exploser dans sa tête comme une mine anti personnelle sur laquelle elle aurait eut le malheur de mettre le pied par inadvertance ou par manque d’attention. C’était à peu près ça, non ? Elle avait marché sur une bombe à retardement.

    Elle ne répondit à rien et, en le voyant se mouvoir pour s’approcher d’elle de nouveau, elle eut le réflex stupide de se trainer contre le sol, comme s’il avait s’agit pour elle de la seule échappatoire possible. Elle se retrouva donc de nouveau entre ses griffes, alors qu’elle saisissait de sa seule main valide, celle qui la tenait au niveau du col, vainement, alors que son regard, lui, se perdait contre le canon métallique qui vint se poser tout contre sa tête bourdonnante. L’idée était la suivante : il ne reste rien, autant profiter de ce rien pour en faire quelque chose d’utile… ou pas. Du moins utile pour elle. Un dernier regard vers l’arme toujours pointé contre elle, à son plus grand regret. Non vraiment, elle en faisait de ces bêtises quand ça lui en prenait l’envie ! Et pas n’importe lesquelles, non monsieur ! Celle-là était probablement la pire de toute. Après avoir menti, elle se mettait les deux pieds dans les plats… Que dis-je… Dans les sables mouvant dont elle ne pourrait sortir, cette fois. C’était une question de prendre le taureau par les cornes, de le tirer vers elle et de lui souffler qu’on ne l’abattait pas ainsi, sans rien. Métaphore qu’elle n’appréciait pourtant pas.

    Elle forcissait les sourcils, brusquement, comme si elle avait soudainement chassé la terreur qui l’avait habitée une demi-seconde plus tôt seulement. Et cracha, de cette bave quelque peu visqueuse, visant le visage de l’autre. Sa dernière parole, voilà qu’il se la prendrait bien goûteuse. Garder un peu de dignité ? Elle ne savait pas si elle pouvait vraiment appeler ceci comme étant de la dignité, mais c’était à peu près tout ce qu’il lui restait en cet instant de vérité. Et ferma les paupières, brusquement, attendant la détente, se mordant la lèvre inférieur, parce qu’il n’y aurait plus rien après ça.
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MessageSujet: Re: L'agneau et le lion [p.v.] Ven 31 Déc - 6:39

    La sonnerie désagréable de son cadran l’avait tiré de son sommeil en sursaut à 6h30. Bien que la blonde aurait eu besoin de quelques heures de plus, elle se sortit rapidement du confort de son grand lit pour aller prendre une courte douche tiède. Le contact de l’eau sur son corps la réveilla assez rapidement. Lorsqu’elle sortit de la douche, elle se vêtit d’une paire de leggins noire, d’un long T-shirt gris avec un col en V et enfila par-dessus son habituelle chemise blanche. Elle laissa sa chevelure humide reposer sur ses épaules.

    À 6h59, elle prit sa petite valise avant de se diriger vers son propre bureau où elle était certaine de trouver Wesker pour son injection quotidienne. Comme prévu, le grand blond était planté devant la fenêtre et semblait attendre quelque chose. Tasha alla se planter derrière lui, mais ne s’adressa pas à lui. Elle n’avait rien à lui dire. L’homme devina assez vite pourquoi elle venait le déranger et s’installer pour sa piqûre. Turner prépara la seringue avant de poser sa main sur le grand avant-bras de l’homme pour avoir un meilleur appui. C’était elle où il venait de grogner? La scientifique lui jeta un regard furtif, mais se concentra bien vite sur l’injection. Trois secondes plus tard, c’était terminé et elle sortit de son bureau un peu furax. Elle ne savait même pas pourquoi elle se sentait en colère. Peut-être parce qu’elle était devenue en quelque sorte l’esclave de Wesker… Et… Qu’il semblait se foutre d’elle à son plus grand malheur… Dire qu’elle ferait tout pour lui…

    Le reste de la matinée et de la journée, elle le passa dans son laboratoire au sous-sol de sa maison. À son plus grand bonheur, elle travaillait en solitaire cette journée-là. Aucune intervention à gérer, rien. Elle travaillait sur ce qu’elle voulait, soit sur le projet secondaire de Tricell. Tasha avait laissé Las Plagas de côté pour aujourd’hui
    .

    - Madame Turner, Où est… La blonde sursauta avant d’abattre son poing contre la table en métal. Elle prit une profonde respiration avant de se lever brusquement vers l’intrus.

    - Qu’est-ce que je vous ai déjà dit??? Frappez avant d’entrée, bon sang! J’étais dans une manœuvre délicate. Elle avait parlé d’une voix forte avec un soupçon de colère. C’était la première fois qu’elle se défoulait sur l’un des employés de Tricell. Wesker commençait à déteindre sur elle… L’homme resta surpris un court instant avant de répondre.

    - Je suis désolé, Madame Turner. Je vais faire gaffe. Il fit une courte pause avant de demander. En fait, nous aurions besoin du patron, maintenant. Est-ce que vous savez où il est?

    Tasha fronça les sourcils et pourquoi est-ce qu’elle devrait le savoir? Ah oui… Parce qu’elle était la plus haute placée ici après Wesker et qu’habituellement, il lui disait où il se rendait.

    - Vous avez tenté de le rejoindre? L’homme approuva d’un signe de tête. Bon… S’il venait la voir pour trouver Albert c’est que c’était vraiment urgent. Elle devait faire quelque chose. Elle devait laisser son boulot de côté pour trouver Albert Wesker. La joie.

    La blonde jeta ses gants en plastique dans la poubelle avant de se diriger hors de son laboratoire en compagnie de l’employé de Tricell. Ils se séparèrent au hall. Où l’homme lui demanda de le contact lorsque le patron serait sur place. Tasha ignora cette remarque et monta dans son bureau. Bon… Comment allait-elle faire pour retrouver un homme qui ne laissait pratiquement aucune trace? Wesker n’avait même pas d’agenda.

    La scientifique s’installa au bureau du grand blond et commença à chercher dans ses affaires. Elle eut la chance de tomber sur le journal d’aujourd’hui qui était ouvert sur un article affirmant que la moitié du cimetière de Darkness Falls était dédiée aux morts de Raccoon City. Wow… Bonne nouvelle, non? … Tasha tentait le coup? Non… Pourquoi Albert irait au cimetière? Qui de Raccon était mort et méritait la visite d’Albert Wesker? … Un sourire étira ses lèvres
    .

    - William Birkin, murmura-t-elle pour elle-même.

    La blonde prit tout de suite la direction du cimetière. Au moins, elle allait tenter quelque chose. Elle mit son manteau par-dessus son habit de scientifique, mais ne prit pas la peine de l’attacher. C’est au volant de sa Porsche qu’elle arriva rapidement devant le cimetière. Tasha se gara avant de pousser les larges portes pour commencer sa recherche. Elle arriva dans la partie de Raccoon City et elle se sentit son cœur se serrer un peu à la vue de plusieurs noms qu’elle connaissait. Cependant son attention se porta bien vite ailleurs. Un grand homme était présent dans le cimetière et… semblait tenir quelqu’un d’autre contre le sol. Turner avança vers la scène, sa main était dans son sac et tenait son arme.

    La blonde poussa un profond soupire lorsqu’elle reconnut Albert Wesker. Son magnum était pointé vers la tête d’une jeune femme à la chevelure presque blanche. Tasha ne sortit même pas son pistolet
    .

    - Albert? Albert! Cria-t-elle en s’approchant de l’homme blond. Avec le temps, Wesker ne lui faisait plus peur.

    - Laisse-la partir. Elle ne mérite sûrement pas ton attention, rajouta la scientifique en croisant ses bras sur sa poitrine. Pourquoi est-ce qu’elle ne laissait pas faire son patron? Après tout, elle n’en avait rien à faire de cette fille, elle ne la connaissait même pas… Sûrement, car Tasha n’était pas Albert. Elle ne tuait pas pour le plaisir.


Dernière édition par Tasha Turner le Lun 3 Jan - 9:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'agneau et le lion [p.v.] Ven 31 Déc - 7:55

    La jolie fleur tenta de reculer pour lui échapper, mais c’était peine perdu. Wesker était plus rapide qu’elle et n’eut donc aucun problème à l’attraper. Son magnum pointait sa belle tête d’ange et son doigt mourrait d’envie d’appuyer sur la détente. Il imaginait déjà sa tête éclater en mille morceaux sous la puissance du feu. Il voyait déjà le sang, les morceaux de crâne et de cervelles s’étaler un peu partout dans la place. Ensuite, il abandonnerait son corps froid entre les tombes pour la laisser se faire dévorer par soit les insectes, les oiseaux ou encore les zombies. Oh oui. Ça allait être un magnifique spectacle et il serait l’un des acteurs principal. Le grand méchant d’un film où le scénariste sadique fait mourir la gentille.

    Wesker lui demanda une dernière parole, mais il en avait complètement rien à faire ce qu’elle allait lui dire. Il le faisait pour la forme et pour rajouter un léger stress dans l’air. Quelques secondes s’écoulèrent et… Sale Garce, pensa l’homme lorsqu’il reçut de la bave directement dans les lunettes. Voilà maintenant qu’il était à moitié aveuglé d’un œil. Elle allait lui payer. C’était décidé. Il allait la buter. Elle l’avait vraiment cherché la petite. Lui qui avait quasiment été sympa avec elle. Albert recula légèrement l’arme pour la faire tourner dans sa main, il tenait maintenant son magnum par le bout et prit un élan avec dans ses intentions de frapper Shea à la tête avec la crosse de son arme. Le blond allait pour abattre son arme lorsqu’il sentit une présence derrière lui. Une voix désagréable s’éleva en prononçant son prénom. Turner… Salope. Fallait qu’elle vienne tout gâcher une fois de plus. Albert poussa un grognement de colère avant de tourner lentement la tête vers Tasha. Ses lunettes commençaient à le gêner et il n’avait pas l’intention de les nettoyer… Il relâcha le col de la jolie fleur et prit ses lunettes avant de les jeter sur le sol.

    Shea ne méritait pas son attention? … Tasha avait presque raison. Pourquoi s’était-il intéressé à elle déjà? … Ah oui… L’ange… Un ange dans un cimetière, mais un ange ne méritait pas son attention… C’était trop éloigné de lui… trop pur, trop parfait. Lui, il était le diable en personne. Rhaa… Pourquoi est-ce qu’il n’éclatait pas la tête de Tasha? *_* Ça serait trop beau pour être vrai… Il avait tellement hâte de pouvoir se débarrasser de cette jolie garce. Grrr… Wesker donna finalement un coup de crosse de côté à sa victime, mais au niveau du menton. Simplement pour la faire tomber sur le sol.


    - On dirait bien que tu as de la chance, Shea. La jolie Turner a décidé de mettre son nez dans mes affaires. Sa voix était grave et colérique. Son ton ne laissait rien paraître de bon pour la scientifique. Fallait tout le temps qu’elle se mêle de tout. Il allait rien faire de mal en plus… Wow… Il avait quasiment l’impression qu’elle se prenait pour sa mère… Certes, on ne couche pas avec sa mère par compte…

    Wesker s’éloigna finalement de la fleur pour s’approcher de Tasha. Il la dévisagea un court moment de son regard dénudé. Son magnum toujours dans sa main le suppliait de tuer la scientifique. Un autre grognement s’échappa de ses lèvres alors qu’il l’attrapa par la chemise pour l’attirer contre lui brusquement. Il dit d’une voix forte et dangereuse :


    - Tu as de la chance que je ne puisse pas te tuer, Turner. Il la poussa faiblement vers l’arrière en la lâchant. Il serra le poing et se retient de ne pas la cogner de toutes ses forces.

    Wesker fit quelques pas pour s’éloigner des filles. Il s’arrêta un petit peu plus loin et se retourna une derrière fois. Son regard rouge s’illumina et se posa directement dans les yeux de Shea. Un sourire mauvais étira ses lèvres alors qu’il cracha un :


    - On va se revoir Shea… Crois-moi… Je n’ai pas fini avec toi. Je viens seulement de commencer, un rire glacial s’échappa de ses lèvres et le grand homme se retourna pour finalement quitter le cimetière de façon colérique.

    Finalement pour quelle raison était-il vraiment parti? C’était certain que Tasha Turner n’avait aucun contrôle sur lui. Non, vraiment pas. En fait, ça venait de lui donner une raison de revoir la jolie fleur et de se venger de façon plus cruelle et plus brutale. Il lui ferait regretter de ne pas être morte cette nuit et lui ferait regretter la présence de Turner dans le cimetière.


[ HJ : J'ai décidé de le faire partir tout de suite. Sinon, ça aurait viré en dispute interminable avec Turner. >< ]
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