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« Tu sais que ta vie, c'est la mienne aussi... » {Pv}

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MessageSujet: « Tu sais que ta vie, c'est la mienne aussi... » {Pv} Sam 2 Oct - 20:51

    Luka
    Elena




J'ai froid ce soir. Pas à cause de cette fine brise. Non. C'est plus profond. Ça remonte sous l'estomac. Étreint chaque morceaux de viandes. Je n'ai pas d'allumettes sur moi. Sinon, j'en aurai avalé une. Ou peut être la boite. Il y a tellement de feux éteints. Sous l'enveloppe. Sous le marbre. Le temps. Il a soufflé les lumières qui m'animaient autrefois. Je soupire. Encore. Je ne supporte plus cette lassitude permanente. Je m'ennuie. De tout. De vous. Pourquoi es-tu parti. Pourquoi m'avoir quitté. Ma vie. Mon amour. Papa. Pourquoi. Le silence ne me répond pas. Sa bouche est scellée depuis trop d'années à présent. Alors, je fusille le ciel des yeux. J'ai besoin d'un responsable. Je pourrais incriminer cette femme à la faim dévastatrice. Mais non. Ce n'est pas elle. Cela serait trop simple. La monstruosité est bien plus importante. Des êtres humains sont derrière ce carnage. Et, bien que j'ignore encore comment cela s'est produit, jamais je ne renoncerais. Je veux. Je DOIS savoir. Un frisson me secoue de la tête aux pieds. Chasse l'amertume de mes souvenirs. J'oxygène avec manque mes poumons. Même cette réaction instinctive m'épuise. Je suis en pleins milieu du parc. Et je me laisse tomber à genoux. Je suis en pleins milieu du parc. Et je suis seule. Encore. Toujours. J'ai l'envie de hurler. De hurler à m'en briser les cordes vocales. Rien ne se produit. Les sons meurent les uns après les autres derrière mes dents. Ça passe vite le temps. C'est une course contre la montre. La clepsydre qui se vide lentement. Et déjà huit ans depuis sa disparition. Huit ans en ne vivant plus. En ne survivant qu'au néant. Et aucune preuve de son existence. De tombe sur laquelle se recueillir. Rien. Juste un souvenir. Il aurait dû m'avertir que la vie fait semblant quand elle rit à pleine dents. Une ombre se détache sur l'herbe verdâtre. Mon arme. Je la saisis. La pointe à ma tempe. Appuie sur la détente... Puis le vide. Aucune douleur ne m'effleure. Déjà, je ne suis plus. Je rouvre les paupières. La scène ne s'est déroulée qu'à l'intérieur de mon crâne. Je n'ai pas tiré. Je n'ai même pas touché au pistolet. Il est toujours sous mon nez. « Joyeux anniversaire. Papa... » J'adresse un regard à la lune. Douloureuse. Tremblante. Je suis si fatiguée demain...

Je n'ai pas de but. Je regarde la vie sans en tenir compte. Je déambule. Fantôme. Transparente. Je ne veux pas que le vivant ne me remarque. Je ne veux pas de chaleur. Je ne fais que mon travail ce soir. Je laisse mes jambes me guider où bon leur semble. Je suis une machine. C'est moins douloureux ainsi. Moins violent. J'ai enclenché le mode automatisme. Je rejette ce qui fait l'humain. Je ne veux plus l'être. Même les autres l'ont remarqué. Ils passent près de moi s'en prêter attention au mécanisme. Comme cet homme en noir. Drôle d'accoutrement. Il n'y a que moi pour remarquer l'extérieur. Lui ne me voit pas. D'ailleurs, ce n'est pas pour me déplaire. C'est tellement plus simple. De rester spectatrice. Spectatrice au monde. A la vie. Un cri. Perçant. Paniqué, m'agresse les tympans. Je sursaute. Pourquoi participer à l'existence après tout. Puisqu'il n'est synonyme que de violence. D'aveuglement. Une énième fois, j'ose me poser cette question. Pourquoi ce métier. Pourquoi. Je resserre les doigts autour de mon pendentif. En l'honneur de mon très cher Papa. Comment puis-je l'oublier. Pourtant cela m'arrive. Souvent.
Comme une habitude. Des gestes répétés par milliers, je cours à grandes enjambées. Je n'ai pas de temps à perdre. Même s'il est court. Même si c'est une course entre lui et moi. Je me rassure en agrippant mon flingue de toutes mes forces. Je n'ai que lui aujourd'hui.

Il ne me faut que très peu de minutes pour les retrouver. Une jeune femme. Et cet homme qui me fait dos. Ce même homme en noir que précédemment. Je me disais bien... Je fais signe à la demoiselle de ne s'esclaffer. Que son agresseur ne remarque pas ma présence. Puis, d'un pas silencieux, j'appuie l'extrémité de mon arme contre le crâne de ce dernier. « Police! Veuillez lever les mains. Doucement. » Petit laïus habituel. Je n'adresse aucun coup d'oeil à la brunette. Je n'ai pas envie de m'attarder ce soir. Ni même de compagnie. Je souhaite simplement clore cette histoire et rentrer. M'enfermer entre mes quatre murs. Il n'y a que là bas. Que je suis bien.


Dernière édition par Elena Gorski le Ven 15 Oct - 20:25, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: « Tu sais que ta vie, c'est la mienne aussi... » {Pv} Lun 4 Oct - 13:59

[ Desolée T.T Il m'a fallu deux jours, mon week end a été houleux T.T ]

Si j’avais la foi du monde en ces quinze secondes serais tu la … ?

La nuit se leve, en haut des tours, et mes larmes pourraient briller dans le miroir de mes idées si je savais encore pleurer. Pleurer pourtant c’est comme tout les autres blabla sentimentaux, je ne sais pas faire. Je ne sais plus faire…. Je me suis tellement perdue en moi même que j’ai oubliée qui j’étais. La nuit se leve, le vent glacial souffle sur la ville, et ajustant mon echarpe de fine toile beige autour de mon cou fragile. Il fait froid, deux écouteurs retombent devant moi, j’ai mon portable à l’oreille et je commence à marcher, je rentre d’un rendez vous, je n’ai pas de temps à perdre , je n’aime pas trainer à pieds au travers du parc, je ne suis pas flippée non… juste réaliste. Conversation finie, quelques mots, je range mon cellulaire dans ma poche et je remets mes écouteurs. Vieille musique, Kim Wilde ,je chantonne en sautillant. Je suis, heureuse… Non… ? Juste enjouée, ce n’est pas la même chose, j’ai juste hate d’être a la maison, un bon bain chaud, de la musique, et quelques parties de jeux vidéos. Le calme, la tranquillité. A l’abbri, au chaud, au… Je me repete, je radote, je ne sais plus… ? Toujours est il que je marche, encore et encore, encore et toujours…

Quelques pas encore, l’obscurité est pesante sur nous, je sens un couteau sur ma gorge, et reçois un poing dans le ventre. Je me défends bien, self défense et tout le charabia mais il n’était pas seul et si j’avais mis mon nouveau copain à terre, je me retrouvais menacée par le canon d’un flingue par un homme en costume noir. L’air mauvais, j’avais le temps de remarquer les mots Umbrella Corp sur le bout de son arme, mais je bronchais pas. Je me contentais, de rester droite face a l’homme, sans bouger, sans lui obéir…

« Mains en l’air. » En quelque sortes, laïus usuel, ca faisait longtemps que les forces de l’ordre n’étaiient plus sorties à Darkness Falls. J’esquissais un sourire alors que l’homme lâchait son flingue et se retournait vers la fliquette. Jolie fliquette au passage si je pouvais me permettre. D’ailleurs de toute façon je me permettais quand même. Luka Van H’ se permettait énormément de choses, trop pour… Et puis qu’importait au final ? Non, plus rien n’importait, l’homme semblait visiblement en train de se rendre.. et j’esquissais un léger sourire.

« Merci, je pense qu’il n’a pas apprécié que je resiste à son petit copain. » Un clin d’œil, je lançais un regard vers l’autre débile à terre. Je l’avais bien amoché quand même… La jeune écrivain n’était pas si sans défense que ce qu’ils pouvaient s’imaginer. Ces larbins d’Umbrella. « En tout cas, vous etes mon héros d’un soir. » Machinalement j’ajoutais un clin d’œil et un sourire charmeur. C’etait plus fort que moi, j’étais toujours comme ça, toujours dans cette attitude… Qu’importait ? Je n’eus pas le temps d’en rajouter d’avantage que l’homme s’échappait nous boulant totalement au passage, la demoiselle et moi meme.

« Et merde. »

Je me relevais en regardant les genoux de mon jean clair, désormais tachés de boue… Comble de la joie ,ironie , il se mettait à pleuvoir. Regardez moi cette scène, une flic plutôt charmante, une écrivain plutôt paumée, un type a terre, et un autre mauvais garçon qui s’echappe loin de nous… ? Oui, et maintenant… ?

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MessageSujet: Re: « Tu sais que ta vie, c'est la mienne aussi... » {Pv} Lun 4 Oct - 21:39

[HJ: Ne t'en fais pas. Il n'y a aucun soucis (:]

C'est si fragile une vie. Ça se froisse si rapidement. Comme un bout de papier rose. Et moi, maitre du jeu ce soir, j'ai le destin d'une vie entre mes mains. Au bout du fusil. Il faudrait si peu. Si peu de force, pour percer sa conscience. Une légère pression. Une infime pression. Je possède un pouvoir que jamais personne ne devrait à avoir. Pourquoi être flic. Inconsciemment, je lui en veux. C'est à cause de toi. Papa. Si j'ai toutes ces vertus. Ces principes. Si j'ai cet insigne sous ma veste en cuir. Mais je n'ai pas ta foi. Je n'ai plus l'espoir de ta voix. Ma main tremble. Je n'hésite pas. Je pourrais tirer. Je n'ai pas peur. Je crains seulement de le retourner contre ma tempe. Ne suis-je pas ma pire ennemie. Le partage du bien et du mal. Faut-il. Ne faut-il pas. Encore des questions. Des pourquoi sans réponses. Je crois que je pourrais étouffer sous leur poids. Je prends appuie sur mes deux jambes. Essaye de récupérer un peu de constance. Je pourrais m'écrouler. Là. Vulgaire poupée chiffonnée. Mais je reste de marbre. Impassible. De toute manière, je ne montre pas mes maux. Je n'aime pas m'exposer. Je suis une éponge. J'imbibe tout. J'avale. J'absorbe. Je ne recrache rien.
J'inspire profondément. Je dois me ressaisir. Stopper ce poignet qui ne cesse de tanguer. Après tout, c'est moi le maitre du jeu. Ce soir.

Un frottement sur le sol humide. L'arme de l'agresseur n'est plus entre ses doigts. Déjà, la tension me délaisse. « Merci, je pense qu’il n’a pas apprécié que je résiste à son petit copain. » Enfin, j'adresse un regard à la jeune femme. Elle n'a pas l'air blessé. Peut être la trace d'une lame qui aurait effleuré sa gorge. Mais rien de bien méchant. A vrai dire, à l'instant c'est bien le dernier de mes soucis. Elle est belle. C'est tout ce qui me saute à la figure. Et je ne bouge plus. Je reste quelques secondes figée à ses grandes prunelles. Ce n'est qu'à ce contact ferme contre mon estomac, que le but de ma venue me revient en tête. Je grimace sous l'impact du coude qui m'a écrasé les côtés. Et sans dissimuler un profond soupire, j'observe l'homme s'enfuir à toute jambes. « Si tu me l'avais demandé gentiment, je me serais écartée pour te laisser la place. Sale c**! » Je marmonne entre mes dents serrés. Je pourrais me lancer à sa poursuite, mais il y a cette jeune femme. Et ce type affalé sur le sol. « En tout cas, vous êtes mon héros d’un soir. » Je force un sourire. Un peu gênée. Je n'aime pas les compliments. Je n'aime pas les sourires charmeurs... Bon okay, c'est faux. J'adore ça. Mais, c'est un secret. J'acquiesce d'un faible signe de tête. Parfois. Non. Souvent, je m'exaspère. Si tu pouvais être plus expressive Elena Gorski! « Dommage que ça ne soit que d'un soir. » Finalement, mieux vaut que je me taise. Décidément, si les autres ne parviennent pas à me comprendre, moi non plus. Froide et distante. Puis provocante. Je lève les yeux dans une grimace agacée. R i d i c u l e.

Je m'agenouille. Et, d'un geste automatique attrape les menottes à l'arrière de mon pantalon, afin de les passer aux poignets du pauvre malheureux étendu sur le sol. Je tends ensuite l'index. Indiquant à la jeune femme de patienter quelques minutes. Rapide conversation téléphonique avec l'un de mes collègues. Il se chargera de venir chercher l'acolyte de Monsieur "Je m'enfuie comme une gonzesse". Un long moment, je reste silencieuse. Le logo tissé sur le blouson du gars m'intrigue. Je fronce les sourcils. J'ai déjà vu cette insigne. Dans une autre vie. Une autre ville. J'adresse un regard soupçonneux à la jeune femme. Même si elle est séduisante. Eh oui! La beauté n'empêche le soupçon. « Ces insignes... Je les ai... Qui sont ces types? » Je n'ai toujours pas quitté mon arme. Sait-on jamais. A vrai dire, j'espère l'intimider. Vous me direz, je n'ai jamais eu besoin d'un flingue pour intimider qui que se soit... Cela dit, là n'est pas le soucis pour l'instant. Je veux mes réponses. Peut être qu'elle pourra enfin lever le mystère sur les zones d'ombre qui me hante depuis plus de sept ans...

Une goutte sur mon nez. Puis sur mes joues. Mes cheveux. Je lance un coup d'oeil vers le ciel noir. Foutu temps. Résignée, je range finalement mon arme. « Venez. Je vous raccompagne. » Geste inutile je vous l'accorde. Mais, je ne peux m'empêcher de retirer de son visage une mèche brune collée par la pluie. Je lui adresse un sourire quelques peu embarrassée. Désolée. Bien sur, je ne lui dis pas. Cette excuse n'est prononcée qu'à l'intérieur de mon crâne. Haussant mollement les épaules, je lui fais signe d'entamer la route. Quelle galanterie...


Dernière édition par Elena Gorski le Mer 27 Oct - 0:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Tu sais que ta vie, c'est la mienne aussi... » {Pv} Mer 6 Oct - 11:08

Ah Luka, Luka... Si tu savais, la peine que tu me causes... Oh non, voila que ma petite voix interieure revenait à la charge. Elle n'avait cela dit pas tort, j'avais trés bien compris le sens de ses paroles, j'avais moi aussi honte de moi, car une fois encore j'avais eu besoin d'aide... Pourtant je n'étais pas le genre fille en detresse. S.O.S... Mais il fallait croire que parfois, même les plus bornées, même les plus tétues jeunes femmes comme moi, doivent s'avouer vaincu. Et c'est le cas ce soir, non... Je n'avais pas criée à l'aide, mais l'aide était venue toute seule quand j'avais grognée sur le type qui me menaçait avec son couteau... Il m'avait fait mal le bougre, rien de spécial pourtant, une trace, une ecorchure, nouvelle stigmate à mon panthéon, qu'importe... ? Les blessures physiques finissaient toujours par s'en aller ,c'était celles que nous portions à l'interieur qui prenaient refuge et ne partaient jamais. Ainsi soient nos vies, tant pis. Voila que je me perdais encore dans des diggressions mentales inutiles... J'entendais encore les voix des gens qui m'entouraient Tu reflechis trop Luka ... Mais comment ne pas reflechir.. ? C'était un fléau pour moi même...

Qu'importait.. ? L'espace de quelques secondes, le type encore bien fougueux s'était degagé et s'en était allé, loin, trés loin, vers ses patrons probablement... Et moi je me permettais un mot qui n'avait rien de subtil. Héroïne d'un soir, tu parle Luka, on t'as jamais appris à tenir ta langue pouffiasse... Han, que j'étais vulgaire avec moi même. Par bonne éducation je ne l'étais pas avec les gens, il fallait donc que je me rattrape dans mes monologues interieurs qui tenaient plus du dialogue que du monologue en fait... Je crois. « Dommage que ça ne soit que d'un soir. » Tiens... C'était la reponse que j'avais provoquée, finalement je n'étais pas la seule à sortir des phrases dans le genre. Et je lui lançais un nouveau sourire. Non, vraiment, ce n'était pas ma faute si mon sourire etait charmeur au naturel? J'etais presque parfaite aprés tout non... ? Du moins beaucoup de gens le pensaient... Tant et tant encore que tout cela me lassait... Qu'importait. Je me contentais de murmurer, d'une voix un peu plus douce, quasi imperceptible « Dommage oui... » Qu'est ce que tout cela signifiait.. ? Que j'étais charmée peut être, mais je n'avais pas le temps de l'être, ni peut être l'envie, il y'avait tellement de choses à faire...

Et je la regarde, sans vraiment savoir que dire ou que faire alors qu'elle appelle un de ses collegues et qu'elle menotte le type au sol, il est bien assomé celui la en tout cas, il ne s'échappera plus. Pour ma part, j'attends, un geste de sa part, si je partais en courant ça ne serait pas bien vu n'est ce pas... ? De toutes les manieres je n'aimais ni courir, ni fuir... Du moins pas fuir les situations comme celles la. Le pire était passé non... ? Ou peut être qu'au final non, le pire restait à venir, le pire c'était ... Qu'importe ?

Voila qu'elle me questionnait sur les insignes sur les vestes des types, elle avait toujours son arme à la main, comme si j'étais une menace. C'était vexant. Moi, une menace... ? Mais voyons quand même... M'enfin, je gardais mon orgueuil dans un petite boite, et je lui donnais la reponse qu'elle attendait. « Ils travaillent pour Umbrella... La puissante société pharmaceutique n'aime pas les fouineurs, ou les gens qui veulent denoncer leurs mefaits. » Ca... Pour être une reponse honete, c'était la stricte verité en plus, et je ne m'étais pas perdue en palabres inutiles. Droit au but n'est ce pas ?

A peine avais je prononcé ces mots que la pluie commenca à tomber. Dans l'absolu tout cela ne me derangeait pas, j'avais toujours aimé les temps comme ça. La pluie, les longues journées d'automne, les nuages et les orages... Mais nous etions presqu'en été, et la pluie était dense... Soucis climatiques n'est ce pas ? Je n'avais pas le temps de reflechir à l'écologie ou au reste, elle venait de me proposer de me racompagner... Enfin, je ne sais pas vraiment si c'était une proposition ou un autre, mais je lui souriais alors qu'elle retirait de mon visage une des meches que la pluie avait laissée la. « Merci.» Pour le geste ou pour l'escorte... ? Peut être pour la soirée. Je ne le savais pas moi meme... Et je n'avais pas envie de reflechir, plus pour le moment, un leger sourire, elle me laissait passer,debuter la marche et c'est ce que je faisais en silence. Le silence m'effrayait ,mais je ne savais pas quoi dire... En evitant les banalités. Je n'aimais ni être banale, ni les gens qui l'étaient...

A quoi bon ?

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MessageSujet: Re: « Tu sais que ta vie, c'est la mienne aussi... » {Pv} Sam 9 Oct - 21:25

« Ils travaillent pour Umbrella... La puissante société pharmaceutique n'aime pas les fouineurs, ou les gens qui veulent dénoncer leurs méfaits. » Je ne comprends. A moins que je ne le veuille pas. Pourtant, l’évidence me saute à la gorge. Je pourrais m’étouffer. Des expériences. La génétique. Un soucis. Et la destruction des preuves. Je ris. Un rire jaune. Pleins d’amertume. Je leur dois la mort de mes parents. A près tout, je sais depuis toujours que cette catastrophe n’est pas le fruit d’un malheureux hasard. Cependant, la stupéfaction qui m’entaille l’estomac à l’instant n’est que récente. Naïve. Au fonds, j’espérais quand même avoir tord. Mais non. Je ne réponds pas. Je préfère me taire sous un soupire. Lasse...

L’homme est-il réellement capable d’une telle horreur? Comment peut-il exister, si cela n’est que sa nature? Le suis-je également? La question reste en suspend derrière mes yeux. Je ne veux pas la réponse. Je ne veux pas le savoir. Et si elle ne me convenait pas. Mais dans un sens. Qu’est ce que je désires. Le bien. Ou le mal. Je serre les doigts autour de mon pendentif. Une petite croix en argent. Le dernier souvenir matériel qui ne me reste de mon père. J'ai peur de l'oublier parfois. Alors, j'étouffe ce bijoux entre mes mains. De ce fait, je sais qu'il restera toujours au creux de la chaleur. De la mienne. Celle d'antan. Les baisers sur l'épaule. Et l'index sur le nez. Je soupire. Je le cherche partout. A travers la brise d'une soirée d'été. Le regard d'un inconnu. De cette inconnue. Je cherche le souffle d'un passé. Les mots éparpillés. Mais un vide. Le vide. Je n'ai pas le vertige pourtant. Je crains seulement celui qui prend le corps comme un courant d'air. Et il n'y a que ça. Derrière les prunelles des âmes croisées. Derrière les siennes. Un jour je me remplirais de nouveau. Un jour je ne serais plus une coquille d'ombre. Un jour. Un jour. Un jour la mort. J'appuie une main contre mon front. Les voix qui s'interrogent ne cessent de psalmodier. Elles font battre à mes tempes le coeur un peu plus fort. Qui suis-je? Où est-il? Et ma place ici? Sans lui? Et la raison? Et l'espoir? Il y a t-il le soleil sous l'encre? J'inspire profondément. Je suis glacée. La pluie n'y est pour rien. Non. Le marbre attaque les os. La viande. Je ne souris plus. Je ne parle plus. Je ne veux pas. Que puis-je dire. Je ne sais pas faire ces choses là. Je ne sais pas ouvrir la bouche. Prononcer les mots. Je voudrais bien. Mais j'ai perdu l'habitude. Ce n'est pas comme le vélo ça. Les relations humaines. Ca s'oublie avec le temps.

Je laisse une distance. Entre elle et moi. Nos deux corps. Sécurité. L'être humain m'effraie. La nature humaine. Je redoute la trahison. Peut être ai-je été trahie de nombreuses fois par le passé. Je ne me souviens plus. Je ne me souviens de rien. Qu'importe les raisons. Ma confiance est meurtris. Je l'ai tué moi même. Je crois. Elle n'existe plus. Je mets des gants en plastiques lorsque je touche. Même la peau me semble louche. Je croise les bras sur ma poitrine. Nerveuse. Peu à l'aise. Qu'attend t-elle de moi? Une conversation banale. Le silence, puis le néant. Simple escorte. Je ne sais pas. Je lui lance un regard. J'aimerais qu'elle me voit. Qu'elle sache que je n'ai rien à offrir. Aucun mots. Aucun sons. Seulement le silence. La chaire peut être aussi. Mais rien de plus. Moins, sans nul doute. J'ouvre la bouche. J'essaye. Seulement rien ne vient. Rien ne nait. C'est mort sous l'enveloppe. Je ne suis qu'un corps en mouvement. Il n'y a plus rien à l'intérieur.

« Le tourment. Vous le ressentez. Vous aussi. Ca se voit. Sur le visage. A travers le regard hagard. » C'est une constatation. J'ignore pourquoi. J'ignore comment. Je vois la souffrance. Sous les yeux cernés. Les prunelles sombres. Les regard que l'on égare au hasard. Les torturés se reconnaissent entre eux. Cette idée me fait sourire. J'imagine ces êtres qui, par un seul coup d'oeil sauraient. La douleur sous l'estomac. Les voix dans la tête. Le mal dans cette vie. J'observe ses traits avec insistance. Je ne veux pas être intimidante. Même si le froid. Même si la glace. Même si le marbre. Alors, je détourne la tête...
Une cigarette. Une énième depuis le matin. Encore une qui se meurt entre mes lèvres. Mais, je ne sais que faire de mes dix doigts. Le goudron envahit chaque pores de ma peau. Un voile gris sur mes poumons. J'hausse les épaules. Il faut bien mourir de quelque chose après tout. Je la tends à la brunette. Une gorgée de nicotine? Un peu de mes lèvres sur les tiennes. De mon souffle dans tes poumons. Ce n'est pas nocif promis. Ce n'est que moi dans le tabac. Ce n'est que moi sous tes doigts.
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MessageSujet: Re: « Tu sais que ta vie, c'est la mienne aussi... » {Pv} Dim 10 Oct - 11:13

[C'est hallucinant comment les polices d'écriture apparaissent pas pareil sur mon macbook ou sur mon pc fixe. Voila c'était la remarque à deux balles du jour .... et totalement hors sujet, mais il fallait bien que je la fasse quelque part' *part se pendre* ]

Nous marchons. Silence chaotique des froides rues de printemps... Il ne fait toujours pas chaud, il ne fera jamais chaud aux alentours de moi, j'exhale la froideur et la peine. Nous marchons. En silence, distance entre nos corps. Freles et froids. Pas si frèles que cela je suppose, mais nous marchons encore, ne nous arretons pas. Le silence accentue le batement de nos pas sur le sol encore dur. La pelouse est partie, le béton nous attends. Nous marchons et je ne sais que dire. Ce que j'ai dis sur la compagnie, sur Umbrella, semble l'avoir refroidi. Peut être était elle déja froide, mais je ne suis pas chaleureuse non plus. J'ai les sourires d'une charmeuse, des habitudes auto destructrices, mais mes yeux doux refletent la tristesse... Je suis toute froide à l'interieur et si je parle, si je touche, c'est pour me rechauffer... Ca ne marche jamais. J'ai perdu ce qui me rendait humaine, ou bien je ne l'ai jamais été. Ca me ferait si mal, la confiance... Ca me semle bruler, la tendresse. Je n'ai plus , je n'ai pas l'habitude. Je ne sais pas... Alors nous marchons en silence. Elle me semble plus digne... ? Elle ne merite pas la punitions de subir mes bavardages inutiles, tergiversations futiles sur du tout, du n'importe quoi. Alors je me tais. Je ne parle pas. Je n'ai jamais autant été moi même qu'en m'enfonçant dans ce silence. Melancholique. Depressive... Froide encore et toujours.

Quelques mots brisent la glace, ce silence qui pesait sans que l'on n'ose s'en extirper. Quelques mots que je ne peux que comprendre. « Le tourment. Vous le ressentez. Vous aussi. Ca se voit. Sur le visage. A travers le regard hagard. » Elle a raison, ses mots sont justes, je ne peux que baisser les yeux vers ces pieds qui ne cessent d'avancer. C'est mon corps. Je ne le controle pas. Je suis seule maitresse de mon esprit, il ne me laisse pas tranquille... Puis je releve les yeux vers elle, elle me regarde. Chiens de faïences ... ? C'est à moi alors de briser la glace pour ce nouveau round... Peut être que je me fais confiance... Sa phrase a eveillée quelque chose. Quelque chose mais quoi... Je ne sais pas quoi lui dire, elle ne faisait que constater. Je souris... Sans artifice, mon sourire est seulement sincere.

« Les tourmentés se reconnaissent. » ; ma phrase ne veut pas dire grand chose, mais je l'ai dis avec tendresse. Je suis cryptique parfois quand je parle. Que l'on ne m'en tienne pas rigueur je ne sais plus les contacts humains. J'ai perdue l'humanité. Et peut être qu'il faut relever la tête. Se sortir du trou une fois, pour... mieux y retomber. Sarcastique pensées, je detruis mes plus belles idées d'esperances en quelques mots.
C'est le silence a nouveau, et elle me tend sa cigarette. Un souffle de vie qui s'égare, partager quelques instants que l'on ne rattrapera pas. Si il faut mourir plus vite, autant mourir d'une mort nette. Autant choisir sa mort au final.. ? J'attrape le baton de papier et le glisse tendrement entre mes levres. C'est une gorgée comme une autre d'un poison plus nocif que ça... C'est une gorgée comme une autre ... ? Ou peut être que non. Un merci, tendre... Je lui rends sa cigarette aprés une bouffée de fumée, il y'a du nous sur ce cylindre... Nous continuons d'avancer.

« Je m'appelle Luka. » ; ce ne sont que quelques mots dans la nuit pour briser le masque de l'anonyme. Etre inconnu ça a du charme, mais ce ne sont au final que des noms... Un nom, ce n'est rien, pas grand chose, on en change si facilement...



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MessageSujet: Re: « Tu sais que ta vie, c'est la mienne aussi... » {Pv} Ven 15 Oct - 20:28

« Les tourmentés se reconnaissent. » Je ne dis rien. A quoi bon. Elle m'a deviné. Je le vois. Derrière ses grandes prunelles teintées de peine. Elle me sait. Parfois, c'est comme ça. Parfois, il ne suffit que d'un regard. Et vous comprenez. Les meurtrissures à l'intérieur du corps. Comme la tapisserie qu'un chat aurait griffé. C'est ainsi la chaire douloureuse. Des égratignures. Cicatrices encore à vifs. Sous l'enveloppe. Sous l'extérieur. Mon coeur se serre. Se gonfle. J'ai mal. Je crois que je pourrai vomir. Alors, je tire encore plus fort. J'inspire la nicotine avec hystérie. J'imagine le nuage gris envelopper mes poumons. Doux remède contre le tourment. Il n'y a plus que cela. Il ne reste que cela. Et la téquila. Je lui adresse un coup d'oeil. Furtif. Bref. Si on allait prendre un verre? J'entends la question. Ma voix sous la boite cranienne. Mais elle ne quitte pas la pensée. Elle reste muette. Imaginaire. Je soupire. J'aimerais me secouer. Ma cogner la tête contre le bitume supportant nos pas. Pourquoi tu ne parles pas Elena? Pourquoi tu restes là, fantômatique, inexistante, invisible? Pourquoi? Mais pourquoi tu ne fais rien? Je me dissimule derrière quelques mèches claires. Est-il possible de s'exaspérer soi-même? Vous vous le demandez? Eh bien voilà. La réponse est: oui! Il est possible de s'exaspérer soi-même. A nouveau, j'ose poser mes yeux sur son visage. Elle est belle. Eclairée sous la clarté lunaire. Je souris. Un peu angélique. Un peu rêveuse. Une légère vague de chaleur, malgré la fraicheur du temps...

« Je m'appelle Luka. » Un nom sur son visage. C'est joli. Je pourrai le lui dire. Mais, je n'ouvre pas la bouche. J'observe la cigarette se consumer. Elle me fait penser à mon existence. Petite salope que l'on attise, puis que l'on jette sur le trottoir au final. Pas moi non. Seulement ma vie. Et la solitude qui l'y entoure. Mais peu importe. Ca n'a pas d'importance ce soir. Ce n'est pas ça. Ce n'est pas grave. Luka... Tu sais, avec la lune ta peau est blanche. Mais d'un beau blanc. Laiteuse. Je pourrai m'y abreuver. Mon index suit la longueur de son bras sans même l'effleurer. J'ai peur de te briser, si jamais je te touche. Tu ressemble à une poupée de porcelaine. J'avale avec peine ma salive. Le froid me brûle la gorge. Je suis asséchée. Je suis sans chaleur. J'espère toujours que la nicotine réchauffera ne serait-se qu'un peu le marbre. Mais en vain. Certaines choses ne peuvent être sauvées. Visiblement...

« Elena... » Je l'ai murmuré. Presque susurré. C'est de la pudeur. C'est dévoiler son identité. Qui l'on est. Même si, un prénom ne reste qu'un simple prénom. Et pourtant, je ne peux empêcher mes joues de rosir légèrement. Je le sens. C'est tiède. C'est beau. Je touche ma peau. C'est chaud. Je l'interroge du regard. Comment as-tu fais pour attaquer la glace? Ô toi. Le fruit... De mes fantasmes? Je ne veux même plus croire à la réalité. Je suis moi-même. Auprès de cette inconnue. Je le sens. Je le sais. Et, je ne lui en veux pas. C'est agréable, au fond. C'est... Nouveau. Je pourrai me laisser aller. Mais, je reste crispée aux clés de la délivrance. Rien n'est simple. Surtout pas moi.

« Luka... C'est beau, Luka. C'est doux. C'est agréable. C'est un peu de chaleur dans ce froid. » Il ne s'agit pas que du prénom. Il s'agit de la personne également. Mais je n'ajoute rien. Je veux qu'elle le comprenne. Je plonge mes prunelles dans les siennes. Quelques longues minutes. Elle l'a compris. Je le sais. Je lui souris. Timidement. Adolescente. Je ne suis pas à l'aise. Je suis une enfant. Je lève la tête vers le ciel. La lune nous guide ce soir. De toute sa rondeur. Pourquoi veilles-tu sur nous? Il n'y a plus à avoir de craintes. La chaleur n'est pas loin, je crois.
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MessageSujet: Re: « Tu sais que ta vie, c'est la mienne aussi... » {Pv} Ven 15 Oct - 22:34

Je m'appelle Luka. Prend mon nom je te l'offre. Qu'est ce que c'est un nom ? Ce n'est même pas le vrai. Je me suis appelée Elizabeth un jour. Luka c'est tellement mieux, c'est tellement moi maintenant. C'est tellement moi même. Luka... Prend mon nom, il fait parti de moi, il me decrit un peu, sans me decrire vraiment. Est ce que mon nom me fait ? Est ce que je fais mon nom ? J'ai fais mon nom en fait, c'est bien ce qu'il me semble...
Un soupir. Frisson volé au temps, la lune nous regarde, pale astre solitaire, elle nous inonde de sa lumiere ce soir... Ambiance... Tendre ? Romantique ... ? Ambiance délicate, je la regarde. Elena... elle s'appelle Elena... Qu'est ce que c'est son nom ? Elle est belle... Son prénom est beau... Je n'ai plus si froid maintenant. Coup de chaleur.. Je ne sais pas ? Elle est belle. Mais je me mords l'interieur des levres pour ne pas parler. Je sens le gout de mon sang. Métalique. Doux. Léger. Mon gout... ? Mais je lui souris par contre. Jolie nom pour une jolie fille.. Ta gueule Luka. Je lui souris.

« Enchantée... Je suppose. » ;; Oh, ames egarées... Aux ames égarées... ? Nous nous comprennons Elena... Peux tu savoir ma solitude... ? Peux tu savoir briser ma glaçe, terasser cette forteresse en mithril ? Sautrais -tu connaitre qui je suis ? Peut être pourrais- je le savoir ? J'aimerais te connaître mieux, emmene moi quelque part ? Pale dans la nuit sombre, veillée par la douce Séléné, astre parmi les astres... Je la regarde. Et mon regard se perd. Elle est belle. Et je souris. Je ne peux que sourire. Aprés tout je suis comme ça, j'ai des défauts aussi... Je souris devant le beau, le beau souvent m'attire, comme une flamme brulante. J'ai peur de me bruler. Elle... ? Me bruleras tu. Et si je tends la main est ce que je me perdrais ? J'ai peur... ? Alors je regarde. Silencieuse. Mysterieuse ?

« Luka... C'est beau, Luka. C'est doux. C'est agréable. C'est un peu de chaleur dans ce froid. »
Des douces paroles, tendres paroles... ? Je souris un peu plus. Tous mes sourires sont violents vous savez, tous mes sourires sont tendres aussi. Ca me fait mal de sourire, mais je souris sincerement. « Le Froid... Pouvons nous le chasser? » Cryptique... ? Hermétique. Dites moi que la vie a un autre sens... ? Que l'on peut apprendre... Quelque chose de mieux. J'aimerais tendre ma main. J'aimerais ... Peut être... Caresser ton visage ? Me laisserais tu approcher... ? Qu'est ce que je pourrais faire ? Que peut il se passer ? Sous la pluie, sous la Lune... Phoïbé me guidera... ? Et puis c'est machinal, c'est ma main qui se pose sur la sienne. C'est ma main qui se pose sur la sienne.. ? Pardon. Non... S'il te plait ne me fais pas de mal. Tu peux briser la glace ,mais ne casse pas ce qui se cache à l'interieur. Ca fait si mal parfois... ? Suturons nos blessures... Je souris. C'est plus tendre ? Plus doux... Plus apeuré aussi... ?

Viens allons boire un verre, ces mots que je ne dis pas. Je ne sais pas. Ne sais plus. Je me perds... ? Crucifie moi... J'ai plus le temps d'esperer, j'ai plus le temps de croire... ? Et de ma vie... Je tourne des pages, oui... Si vides sont elles...

J'aimerais dire quelque chose... ? S'il te plait... Aide moi ? « Chassons le froid à deux... ? » Et je murmure plus bas... « Allons boire un verre.. ? » Je frissone un peu. J'ai toujours peur de l'échec. Toujours peur du refus. J'ai peur... ?

Et peut être.. Que tout cela me ronge.






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MessageSujet: Re: « Tu sais que ta vie, c'est la mienne aussi... » {Pv} Sam 16 Oct - 19:54

« Enchantée... Je suppose. » Enchantée. Mais c'est toi Luka. C'est toi ce soir l'enchantement. Je n'en dis pas plus. Je souris. Je ne sais faire que cela. Seule reste de mon savoir en ce qui concerne les relations humaines. C'est un début? Et si ce n'est pas suffisant? Qu'est ce que je fais? Dites-moi... Eclairez-moi. La lune n'y change rien. Malgré sa lumière, je me suis perdue dans l'ombre. Depuis tant d'années déjà. Je n'ai pas trouvé la lueur. La mienne. Et si c'était toi. Luka. Je remue la tête. Mouvement automatique. Mouvement douloureux. Quel pathétisme. Après tout. Luka. C'est l'inconnu. C'est marcher à tâton dans l'obscurité. C'est la redécouverte. Celle du corps. De l'âme qui semble s'agiter de nouveau. De la chaleur avant tout. Sous les doigts. Les lèvres. Et la peur d'abord. La peur qui s'infiltre tel un poison. Qui ronge l'intérieur. Tremblements. Gorge serrée. J'absorbe encore davantage. La bouche sur le filtre. Le goût d'elle sur ma langue. « Le Froid... Pouvons nous le chasser? » Je la regarde un peu. De biais. Discrètement. Sans son consentement. Sans qu'elle ne le devine. Pourquoi cette souffrance Luka? Pourquoi?... Moi, je n'ai pas les réponses. Moi, je ne sais pas. Je ne connais pas le feu. Je ne connais pas la chaleur qui prend le corps et qui rassure. Je ne sais pas. Je ne sais plus...

C'est sa main. Contre mes doigts. Un peu de chaleur sur ma peau. Je sursaute, je crois. Plus personne ne m'a touché, depuis... Depuis que le marbre s'est dressé. Je me crispe. Le coeur qui syncope. J'aimerais répondre à ses grandes prunelles. Mais je n'ose. Je continue de marcher. Tête baissée. J'essaye de restituer le mode d'emplois. Les souvenirs d'une vie passée. Le néant qui s'étale à l'intérieur de mes songes me donne le vertige. Je m'arrête brutalement. M'agrippe à sa main. Surtout. Surtout ne me lâche pas. Je pourrai tomber, si tu... Je lève un bras. A l'aveuglette. Les paupières closent. Je me revois enfant. A tâton dans la nuit. Papa? Papa... J'ai peur du noir. Papa? Je peux dormir avec toi? Papa... Je fais un pas. Deux. Puis trois. Et c'est son souffle contre mon menton. Sa joue sous ma paume. Je me fige. C'est étrange. C'est beau. De toucher. De ressentir. « Chassons le froid à deux... ? » Je n'ai pas besoin de poser mes yeux sur elle. Je la vois toujours. Derrière la peau. Je la sens. Et sa voix à mes tympans. « Allons boire un verre.. ? » Un sourire m'échappe. Imperceptible. Je recule. Je ne suis pas décidée à briser cet infime lien charnelle entre nos doigts...

« Allons boire un verre. » Mes irris grisâtre enfin sur son minois. Je presse sa main. Un encouragement. Ou plutôt... Une certaine sincérité. De l'émotion. Des émotions. Une dernière vague de fumée qui s'évanouie dans la nuit. Et la dépouille de la cigarette sur le sol. « Je vous suis. Aveuglément. Ce soir. J'ai perdu la notion... » ... De la conversation. Du contact. De la relation. Des sentiments. Je détourne les yeux. Un peu timide. Un peu honteuse. Guide-moi, Luka. Je suis perdue, tu sais. Je suis... à la dérive. Je suis une amnésique en quelques sortes. Je ne sais plus. Comment dire. Que tu es belle. Que tu me sauve de la noyade. Ce soir...

J'observe les alentours. Je pourrai vaincre à cet instant. Je pourrai surmonter n'importe quelles épreuves. Tant que tu ne me lâche pas la main. Tant que tu reste près de moi ce soir. Tant que... Et, je nous vois à travers une flaque d'eau. Deux âmes égarées. Deux âmes... Ca semble si simple. Avec toi...
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MessageSujet: Re: « Tu sais que ta vie, c'est la mienne aussi... » {Pv} Sam 16 Oct - 22:39

Allons boire un verre... Qu'est ce qui ne m'a pas prit encore ? Je ne la connais pas, je ne sais pas ... Je ne sais que son nom, c'est deja un début. Je sais un peu son ame, et les traits de son corps. C'est peut être suffisant. Ca le sera ce soir. Je voudrais la connaitre, l'apprendre peut être. Elena. C'est joli, ça m'enchante. Enchantée je le suis. La Lune en est témoin. Elle est souvent témoin de mes tristesses aussi. Qui peut savoir ? Qui sait... Je ferme bien mon coeur, les monts infranchissables, des portes douloureuses. Les Enfers. Pandémonium lointain de mon être, en mon être... En moi. Allons boire un verre, les mots ont franchi mon palais. J'ai parlé. Voix douce, eraillée... Agravée par les clopes, et le temps. J'ai trop crié peut être. Je ne sais plus faire. Je ne sais pas faire grand chose tu sais. Je sais ecrire. Dresser l'humanité d'un coup de plume agile. Je ne sais pas parler. J'ai peur. Des gens, des relations humaines. Je ne suis qu'une fillette... Perdue. Egarée. Je cherche un fil d'Ariane... Le minotaure. C'est moi. Je suis mon propre monstre, ou mon propre boureau. Peu importe le terme. Je me souffre.

« Allons boire un verre. » , je repete d'une voix plus basse. Pour m'assurer que ce que je dis... Je l'ai bien dis.... Tout correspond. Tu parle trop Luka. Mais parfois les mots ne suivent que trop l’esprit. Parfois, quand nous parlons, nous vaincquons notre peur. Et j’avais peur ce soir. Mais elle avait dit oui. Plus ou moins oui. Plus ou moins accepté. Et je lui souriais. Allons boire un verre. La phrase était plutôt commune après tout. Elle n’avait rien de commun pour moi. Pas quand elle était sincère.

« Je vous suis. Aveuglément. Ce soir. J'ai perdu la notion... »
Je crois que j’ai saisi la main. Sa main… ? C’est doux. C’est chaud. Un contact comme celui ci, on en a que rarement. Le contact… Je ne sais pas. Je ne connais pas. Ou plutôt je connais trop… Mais non. J’ai connu le contact, dire le contraire serait mentir. C’est la tendresse que je ne connais pas. La tendresse… La douceur. Ta peau contre la mienne. Ce n’est qu’une main qui se tend. Une main qui se croise… ? Des doigts qui se serrent. C’est ta main dans la mienne.. ? Je souris.

« Je tacherais de ne pas vous perdre alors. »
Un sourire. Aveuglement. Est ce qu’elle est sure ce qu’elle dit ? Peut on me suivre aveuglement ? Suis je dis de confiance. Tu ne devrais pas. Je suis néfaste. Je porte la glace en moi, ça se repend comme une inondation. Le froid s’étend. J’ai mal ? Et comment ne pas se perdre, si l’on est déjà perdu à l’interieur. Comment trouver son chemin… Ce chemin que l’on a pas ? Je ne sais pas.

« Vous ne devriez pas me suivre. » Pourtant j’avance. Je ne lache pas sa main. Le contact… Je ne veux pas le perdre. La pluie ruisselle sur nous. Il pleut. Il pleut encore. Ce sont les larmes du ciel. Ce sont les larmes de la lune. Pourquoi pleure tu lune d’argent ? Le spectacle est beau ce soir. C’est beau deux ames égarées qui se rencontrent. Deux tourmentées que la vie n’a pas épargnée. Deux mains qui ne se lâchent pas… Ne me lache plus. J’ai peur. J’ai peur du noir, de la solitude.
Sois ‘si brillante que la lune ce soir.. Pour moi… ? Juste pour moi peut être. Et malgré la chaleur… Un frisson me surprend. J’ai… Froid… en moi ?

J’ai peur.

Mais je marche quand même. Vers où je ne sais pas. Je marche… Et j’irais. Me perdre en errant. Mais , Tant que je suis avec toi. Je n’ai plus peur de me perdre ? Et me perdre avec elle… Avec toi ? Ca ne serait pas si mal. Peut être… ?


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MessageSujet: Re: « Tu sais que ta vie, c'est la mienne aussi... » {Pv} Dim 24 Oct - 20:52

Je suis un peu brisée, je crois. Un peu fêlée aussi. Autant moralement, que psychiquement parlant. Mais ça n'a pas d'importance ça ? Si ? Dois-je le lui dire ? Peut être que le danger vient de moi ce soir. Peut être que le mot « nocif » a été inventé pour mon compte. J'imagine. A ma mort l'on pourra lire « Elena Gorski » comme définition à ce terme. Et l'on viendra cracher sur ma tombe. Parce que je serai l'unique inventeur de cet adjectif. Je me condamne, oui. C'est plus simple ainsi. Je préfère que cela vienne de moi, qu'une quelconque autre personne. Je me mords la lèvre. J'ai peur vous savez. D'être aussi noir que j'ose si bien l'affirmer. Et si c'était le cas. Et si je ne pouvais être sauvée. Et si... Avec des « si », l'on referait le monde. C'est bien connue. Avec des « si », je détruirais le mien... J'inspire profondément. Je manque d'air. Je manque de nicotine. Je presse la paume de ma main contre le paquet. J'aimerais toutes les absorber à la fois. Cela serait plus rapide. Suffoquer, viendrait plus vite. Mais je ne cède pas à l'envie. Je me contente de me perdre sous les phares blanchâtres des véhicules. La route n'est pas loin. Je pourrais lâcher sa main. Quitter la sureté de ce trottoir et me laisser sombrer au milieu des voitures. Je le pourrais. Mais je resserre ses doigts entre les miens. Ne me laisse pas m'éloigner. Je suis une enfant, tu sais. Un accident peut arriver si rapidement...

« Je tacherais de ne pas vous perdre alors. » Je souris à mon tour. J'ai des crampes aux bords des lèvres. C'est si rare ces rictus. C'est si étrange qu'il y en ai plusieurs. Mes muscles n'ont plus l'habitude. Je crois. Au fond. Qu'une habitude peut s'évanouir au fil des années. Je crois qu'un geste quotidien, qu'une manière d'être, peut s'estomper pour ne devenir qu'un très lointain souvenir. Est-il possible de récupérer ces facultés un jour? Et si ce n'était pas le cas? Faut-il tout reprendre depuis le début? Comme les enfants lorsqu'ils apprennent l'être humain? Et si je ne le voulais pas justement. Si j'aimais cet état d'ignorance. Cette froideur qui ne me quitte plus. Ai-je envie d'un changement finalement? Ou Suis-je mieux dans ce qui me constitue aujourd'hui? La question reste en suspend. Elle s'évanouit lentement. Devient écho par la suite. Je baisse la tête très vite. Je suis si fatiguée, tu sais. Je pourrais craquer. Je pourrais tomber à genoux et pleurer. Pleurer toutes les larmes vides de mon corps. Pleurer jusqu'à ne plus pouvoir oxygéner mes poumons. Pleurer tout ce qu'il y a sous la peau. Je me rapproche d'elle. Mon épaule contre la sienne. Sèche l'eau qui ne coule plus. Essuie l'invisible de mon visage. Mais surtout ne te défile pas. Ne fuis pas. S'il te plait... Ce soir je n'aurai pas la force de te retenir. Ce soir...

« Vous ne devriez pas me suivre. » Je cesse de marcher. Je m'arrête brusquement. L'interrompant également. Je nous immobilise. Je me statufie. Je deviens statique. Puis, sans un seul mot, je tire sur sa main. Je la rapproche de moi. Plongeant ainsi mes prunelles grises dans ses grands yeux tristes. Telles des rayons-X. J'analyse. Non. Je contemple. J'admire. Attentive. De longues minutes s'écoulent. Mes doigts effleurent l'arrête de son nez. Ma bouche est si proche de son visage. Je ressens la chaleur de son souffle. C'est doux. C'est agréable. « Et pourtant... Je vous suis... » Je l'ai murmuré. Presque chuchoté. Mais mes lèvres contre les siennes ont étouffé le dernier mot. Le contact est bref. Déjà, je recule un peu. Je tends l'index. Indiquant l'autre côté de la rue. « Un bar... »
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MessageSujet: Re: « Tu sais que ta vie, c'est la mienne aussi... » {Pv} Dim 24 Oct - 23:08

Luka... Luka.... les mots resonnent... Attends moi Luka... Je t'a... Luka... Ca resonne encore. Je ne suis plus une enfant. Elizabeth n'est plus... Elizabeth je ne suis plus. Je suis Luka Van H... Je n'ai rien d'une enfant, tout d'une jeune adulte... Tout d'une femme brisée. Comme une vrai femme je ne pleure plus... Les grandes filles ne pleurent pas... Comme les hommes. J'ai trop versé de larmes quand j'étais une enfant... C'est beau la vie qui coule, je pleurerais mon sang. Je bascule... dans ma conscience, je me meurs dans mon inconscience... J'ai si peur de moi parfois. Si peur de n'être plus... parfaite. Cette image dans le mirroir, ce que je renvoie a la plèbe, aux gens. Je n'ai que ma vie à offrir en partage, et je me cache. Tortue immaculée, deriere des tours de glaces. J'ai peur... De moi. De ce tourbillon dans mon âme. Je ne suis pas ce que je renvoi au monde. Je ne suis pas ce qu'ils attendent. Celebre et brillante Luka Van H'.. J'ai mal. Je me perds a cause de moi même. Je suis le maëlstrom qui devore mon coeur et mon ame. Je suis ma propre perte. J'ai peur. Je serre mes doigts autour des siens, et je ressens aussi son etreinte à elle. Est ce qu'elle a peur elle aussi.. ? Je peux lire ton ame Elena... Elle est aussi brisée que la mienne... Et deux ames perdues... Qu'est ce que ça peut faire ?

J'ai peur... Le monde redevient monde, nous sommes sur un trottoir... circulation continue. Du monde. Des gens... ils me font peur aussi, ces ombres sans visage... Le monde redevient monde... J'ai mal. Je ne lache pas sa main... protege moi d'eux... ? Protege moi de moi.

Je la regarde. Elle ne devrait pas rester la... Pas avec moi. Je suis nocive... Je detruis ceux qui me touchent, je ne leur donne jamais ce qu'ils desirent... Toujours plus, toujours moins. Je suis dans l'excés. C'est moi... C'est toujours moi. Je detruis tout ce que je touche.... Ou ce que je touche me detruis. Pang Pang... En plein coeur ça me fait toujours mal. Mal d'être moi même... Tu ne devrais pas me suivre... Surtout pas aveuglément... Pourtant je souris... Tu ne devrais pas me suivre Elena... Mais elle me rapproche d'elle... elle s'approche de moi. J'ai peur... Mais je ne tremble pas. Ne sens tu pas que je tremble à l'interieur... Elle me regarde, mes grands yeux la regardent aussi. Ils se perdent plus loin... Je ne sais pas.
Et c'est ses levres sur les miennes juste l'espace d'un battement d'aile de papillon... Juste une fraction de seconde... Juste une minute, just'un moment... Je souris peut être dans la nuit... Je ne sais pas. Je ne sais plus. Je me perds... ?

Et pourtant elle me suit... Oui.. ? Je la suivrais au bout du monde moi aussi... Ennivrée par sa douceur... ? Par son ame brisée aussi... ? Les torturées se reconnaissent... ? Dieux ça fait mal... ? Aidez moi... ? Diversion agréable... Un bar... ? Je m'aggripe à sa main et traverse la rue...

« Allons y.... »;; Entrée du lieu malsain... gentleman. Toujours. J'ouvre la porte pour elle. Je te suis belle Elena. Je serais comme une ombre...? Protege moi de moi... ?


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MessageSujet: Re: « Tu sais que ta vie, c'est la mienne aussi... » {Pv} Lun 25 Oct - 13:38

J'ignore encore ce qui m'a pris. Pourquoi mes lèvres contre les siennes? Pourquoi ce baiser. Pourquoi avoir osé? Je ne la regarde plus. M'enfonce dans un mutisme qui m'est familier. Sa bouche a scellé la mienne. Je ne peux aligner le moindre mots. La surprise de mon propre geste est telle que, je ne sais plus où donner de la tête. J'aimerais fuir, je crois. Fuir à toutes jambes. Jusqu'à épuisement. Jusqu'à recracher hors de mon enveloppe, mes poumons. Ou alors, l'embrasser. Encore. Seulement pour ne pas avoir à expliquer. Seulement pour ressentir la chaleur. Cette chaleur si douce. Si tendre. Si étrangère. Si... J'en perds mon vocabulaire. Mon petit laïus. Je me suis laissée absorbée. Elle. M'a absorbé. Par cet échange. Si bref en somme. Mais suffisant pour avaler un peu de moi. Suffisant pour fondre un peu la glace sous l'estomac. Celle qui s'entasse autour du coeur depuis des décennies. Alors je la fusille du regard d'un coup. C'est moi la fautive. C'est moi l'extorqueuse de baiser. Et pourtant je lui en veux. Elle a éméché le marbre. Creusé un trou lentement. Sans même que je ne m'en aperçoive. Mais c'est trop tard. J'ai vu ton petit manège, tu sais. J'ai bien vu ce que tu voulais au fond. Et je ne te laisserais pas la joie d'abattre les barrières. Ni celle de piétiner, lorsqu'elles seront tombées... Je serre le poing. M'insulte intérieurement. Comment ai-je pu imaginer une telle chose? Comment ai-je pu croire un seul instant qu'elle était là pour anéantir la maçonnerie? Après tout... Après tout ce n'est pas elle. Ce n'est pas « nocive » qui la caractérise. C'est moi. C'est moi qui le suis. Pas uniquement envers ma propre personne, non. Envers la sienne, également. Je caresse le dos de sa main de mon pouce. Timide tentative pour qu'elle m'accorde son pardon. Je l'encourage d'un sourire imperceptible. Je suis désolée, Luka... Ce n'est pas simple pour moi. Les barrières. Elles sont si bien dressées, tu sais. Elles ont tellement imprégné le reste. L'intérieur. Le « moi ». Alors, je ne sais pas. Je ne sais pas comment agir. Je ne sais plus. Quand il faut sourire ou pleurer...


Je m'agrippe à sa main. Même si j'ai oublié le coeur et la conversation. Je suis certaine d'une chose ce soir. Je ne veux pas lâcher ses doigts. Je ne veux pas sa peau loin de la mienne. C'est une certitude, oui. Une certitude qui m'ébranle un peu lorsque j'y songe encore. C'est « bizarre », de ne pas douter. C'est « bizarre », de ne pas hésiter, quand ses grandes prunelles observent les miennes. Mais peu importe, ce soir. Puisque ce soir, je suis sûr. Ce soir, il n'y a pas de pas en avant, pour reculer de deux par la suite. « Allons y.... » J'acquiesce d'un signe de tête. Allons-y... Je le répète une dernière fois. Silencieusement. Juste à l'intérieur. Pour moi. Allons-y... Il n'y a pas de tâtonnement. C'est une affirmation. Et, comme pour joindre les gestes, aux mots, nous traversons la route. Je ne crains plus la route et les voitures. Je ne crains plus de me laisser perdre pieds. Non. Ce soir, il n'y plus d'hésitations...

« Quel gentleman... » C'est un chuchotement complice. Un sourire sous-entendu. Mon regard croise le sien. Haussement de sourcil un peu charmeur. Avant que je n'entre entre les murs alcoolisés. Les effluves d'absinthe me chatouillent les narines. Je grimace un peu. Moi et l'alcool. L'alcool et moi. C'est une histoire d'amour. Une histoire d'une nuit surtout. Je nous entraine plus au fond. Là où le monde n'est pas à nous étouffer. Là où la solitude sera présente aussi. Juste un peu d'écart entre la petite existence qui ne cesse de tourner. De tourner. Et de tourner encore. Je tire la chaise. Assieds-toi, je te prie. A mon tour de l'être. Je lève l'index. Un sourire du barmaid. Il me connaît bien. « B'soir ma Biche! » Je réponds à son étreinte. Un peu gênée. Les marques affectives. Je ne suis pas à mon aise. « Deux téquilas... Enfin... Tu nous laisse la bouteille. » Un clin d'oeil et le voilà derrière son comptoir. Je prends place. Face à ma Luka. « Ma »? Non...
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MessageSujet: Re: « Tu sais que ta vie, c'est la mienne aussi... » {Pv} Lun 25 Oct - 21:14

Je ne suis pas quelqu'un de bien, je ne suis pas quelqu'un de bien tu sais. Il ne faut pas croire ce qu'ils disent quand ils disent que je suis parfaite, quand ils disent que j'ai tout pour plaire. Que je suis belle et intelligente. Il ne faut pas les croire. Il ne faut pas t'approcher, car dans mes cheveux emmelés tu pourrais te perdre, car le labyrinthe de mon inconscient pourrait te renfermer. Je ne veux pas te faire de mal... Peut être qu'il faut croire ce qu'ils disent. Je suis... Tendre et attentionée, quand on sait comment me prendre. Je suis peut être meme quelqu'un de bien. Contradiction dans mon esprit... Contradictoire au possible. Je suis un paradoxe. Je suis une antithese. Le bien dans la douleur, j'aime... ? soufrir. Aimer... de la tendresse... Je ne sais plus. Je ne sais pas... Une main qui se tend peut être. Et moi ma main se serre, mes doigts se resserent fortement autour des siens. Me laisse pas m'en aller. Me laisse par m'en aller.... ? J'ai besoin de toi ce soir. Toujours... ?

Non, dans toujours il y'a jamais. Et jamais ça me fait peur.... Allons y. Dans ma tête a nouveau ça se repete... Pourquoi ? Pourquoi elle, pourquoi ce soir ?Tout avait commencé comme une soirée banale. Peut être qu'elle l'est... la soirée. Pas elle. Elle ,elle ne l'est pas. Je sens les ecorchures de son ame a travers les pores de sa peau. Intuition... Je nous reconnais, nous connais... ? Les ecorchées, les torturées... Allons y . Et c'est la rue que l'on traverse, en esquivant quelques vehicules, c'est la civilisation qui se ramene à nous. Mais la civilisation est si bruyante et je prefere ma bulle intime. Je n'y accepte que toi ce soir. Ne la perce pas... Ne la brise pas. S'il te plait. Tout a l'heure je l'avais senti distante, just'aprés ce frolement de levres, juste aprés ça... Est ce que j'avais fais quelque chose de ... mal ? Je ne voulais pas savoir peut être. Je ne voulais pas poser la question... Le moment de tendresse était revenu. Si j'avais analysé tout ça, j'aurais dis que c'était etrange, que nous cherchions chacune dans l'autre ce que nous avions en nous même... Mais je n'avais pas le droit d'analyser ce moment... Je ne voulais pas. J'étais comme une gamine perdue qui decouvre enfin la tendresse... ?

Comme la gamine que je n'avais jamais eu le droit d'être.... J'avais grandi trop vite. Et je m'etais forgée bien trop tot, une image qui me collait à la peau. ... Je lui avais ouvert la porte, et j'esquissais un sourire charmeur alors que nos regards se croisaient. Je suivais de mes yeux gris sa gracieuse silouhette, et je marchais à sa suite dans cet element qui lui était visiblement familier. Les bars... Ils se ressemblaient tous dans cette ville... Sentaient l'alcool, étaient peuplés d'habitués ou de depressifs notoires... Et les barmans connaissaient toujours les mêmes têtes... Elle, elle semble a son aise ici... Plus ou moins si je puis dire. Je la suis. Fond de la salle, ambiance plus calme... plus intime, mauvais choix de mot peut être. La tranquilité nous rejoint, comme son amie la solitude. Je ne suis pas plus mal. Elle tire ma chaise et je souris. « Quel gentleman. » , je lui renvoie sa replique de tout à l'heure, en esquissant un demi sourire. Charmeur. Comme l'etincelle qui brille dans mes yeux. Joueuse peut être. Téquila... ? Je suis martini, mais je boirais ce que tu bois... ? Toujours. Je la regarde et lui souris. Ne pas savoir que dire, chercher les mots. Je me perds... ? Pour quelqu'un qui fait de sa vie l'ecriture de quelques mots... Je suis... Non justement je ne suis plus. Je me déçois. Luka... Dis quelque chose.

« Jolie soirée... », C'aurait pu être pire... C'aurait pu être mieux... Je cherche quelque chose à dire, mais parfois le silence est tellement beau. Je ne voudrais briser son cristal, trop de choses se brisent deja, rien que par nos presences, rien que par quelques mots. Je murmure... Pour moi... ? Pour elle... ? Mes cheveux sont encore humides de pluie. Qu'importe tout cela?

« Je ne connaissais pas cet endroit. » Ca ouvre la discussion... J'espere ne rien casser en parlant. Je ne suis pas si bien que ça. La compagnie, je ne sais plus... ?

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MessageSujet: Re: « Tu sais que ta vie, c'est la mienne aussi... » {Pv} Mar 26 Oct - 18:41

J'ai peur de la regarder. Je crois que, j'ai déjà bu. Elle n'est qu'un fantasme. Oui, ça doit être ça. Les vapeurs d'alcool dans mon crâne. Elle n'est pas vraiment réelle. Elle ne l'est pas du tout. C'est mon cerveau. C'est la téquila. A deux ils ont fait leur travail. A deux, ils me l'ont créé. Cette jeune femme. Luka. Elle n'est que le fruit de mon imagination. Oui. Il n'y a pas d'autres explications. En vérité, je suis ici depuis le début de la soirée. Et j'ai bu. J'ai bu à en perdre la tête. Je suis certaine de sentir le goût de la téquila sur ma langue. Alex... Combien de verres m'as-tu servie ce soir? Je te l'avais dis pourtant. Quand je vois des éléphants roses autour de moi. Il faut m'enlever la bouteille. Et ça vaut également pour les ravissantes jeunes femmes! Je remue la tête. Dieu. Dites-moi qu'elle n'est pas qu'une simple illusion. Dites-moi que je ne suis plus seule. Luka... Luka, ma belle Luka... Prends ma main je te prie. Touche moi. Dis-moi les mots qui rendent ivre. Dis-moi que tu existe. Fais le moi ressentir. Donne moi la chaleur. Offre moi ta présence. Juste un peu de toi sous ma peau. Là où le moindre effleurement n'est qu'un douloureux supplice. S'il te plait, Luka. Rends-nous réelle, ce soir...

« V'la Bichette! Tu m'préviens si jamais tu vois des éléphants roses. » Un bruit cristallin contre la table. Son sourire. Je ne le vois pas, mais je suis certaine qu'il m'a adressé un rictus. Je l'aime bien Alex. Il est l'un des seul. Non. LE seul. A connaître quelques pans de mon existence. Je ne suis pas à mon aise, lorsqu'il est question de ma pathétique et minable vie. Il n'y a qu'avec un léger gramme en trop qu'il est possible de m'apprendre. Sinon... Je reste hermétique. Je suis hermétique. Rien n'y sort. Rien n'y entre. « Jolie soirée... » Je sursaute. Je crois que... J'avais réussi à me convaincre qu'elle n'était qu'une espérance de plus. Mais visiblement, non. Je daigne enfin rouvrir les paupières. Elle est bien là. Vraiment là. Et les verres sont vides. La bouteille pleine. Je souris. Un franc sourire. Un soulagement. Alors ce n'est pas un rêve. Alors... J'inspire profondément. Enfin de l'oxygène. Mes muscles se détendent. Un à un, je le sens. Je me redresse sur mon siège. Saisissant entre mes doigts la téquila. Un peu de ce breuvage pour nous deux. Nos deux corps gelés. Je tends mon verre. « A cette jolie soirée... » Une gorgée qui brûle à l'intérieur. Je grimace. Je frissonne. Je soupire. J'aimerais devenir flamme. Seulement ce soir. Afin qu'elle y plonge son corps. Qu'elle y fonde la glace...

« Je ne connaissais pas cet endroit. » Et moi, je le connais que trop bien. C'est mon refuge, je crois. Celui qui accueil mes larmes. Mes douleurs et mes cicatrices. C'est une petite partie de moi en fait. Je me suis incrustée dans les murs. Sous les sièges. Je suis sur le comptoir. Dans chaque verres. En réalité, c'est le premier endroit que j'ai connu à mon arrivé. Le seul lieu qui m'est totalement familier à présent. Rêveuse, je hausse légèrement les épaules. « C'est le premier endroit que j'ai connu. En arrivant ici. Si on ferme les yeux. Que l'on oublie les vapeurs d'alcools. Et qu'on se bouche les oreilles. C'est un endroit agréable. » Je pose ma main sur la sienne. Désireuse d'appuyer mes propos. Mais surtout de retrouver sa présence. De la retrouver. Elle...

Une énième cigarette entre mes lèvres. Je ne fume pas souvent. Enfin, le soir surtout. Alors peut être souvent, finalement. Mais peu importe. Je plonge mes prunelles dans les siennes. Mes cheveux sont trempés. Les gouttes suivent ma colonne vertébrale. S'immiscent à travers mon décolleté. Je retire ma veste de cuir. Laisse dévoiler un peu plus de peau. Mon dos nue est humide lui aussi. Mais je ne peux retirer une couche de plus. Quoi quoi. Sa blancheur ne dissimule plus grand chose. Qu'importe. Je ne suis pas pudique. Du moins, pas de ce côté là. « Vous connaissez bien Darkness Falls? » Un peu de conversation. Maladroitement.
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MessageSujet: Re: « Tu sais que ta vie, c'est la mienne aussi... » {Pv} Mer 27 Oct - 3:51

Joli endroit... Endroit de debauche, je ne sais plus. Je ne sais plus vraiment où je suis. Mais je sais avec qui je suis. Pale deesse a la peau blanche, aux longs cheveux. Jolie... Dèesse. Fantasme? Irèelle... Bien rèelle. Elle parle au barman, ou plutot le serveur lui parle. Nous avons de la Téquila. Alcool Fort si'il en est. Faites que je n'aille pas trop loin ce soir. Une Luka c'est peut être bien parfois, même quand ça deprime... Mais une Luka qui boit ça dit des choses... Ca fait des choses que ça ne devrait pas... faire ... par exemple... ? Vous ne voulez pas savoir. Je suis un gentleman. Je l'ai toujours été. Mais je suis aussi une séductrice, et quand je me reveille le lendemain matin avec une nouvelle brune dans le lit dont je ne sais pas le nom. Non... Je ne suis plus moi même. Une Luka qui boit... Ca ne devrait pas exister. Mais boire au final, qu'est ce que ça apporte? Moi ça m'apportait la satisfaction de m'autodetruire autrement que par des stigmates. Mais les stigmates demeuraient pourtant sur mes frèles poignets... M'autodetruire en cassant cette image de perfection qui comme un miroir de glace trainait et tronait autour de moi... ?

Non. Ce soir je ne voulais pas deraper. Elle méritait mieux que ça. Diaphane jeune femme. Tendre... Et Brisée ? Je ne la briserais pas... d'avantage qu'elle n'avait l'air de l'être. Je voulais au contraire... L'atteindre, la proteger... ? Devenir sa barriere. Me faire tendresse pour elle. Non... ? Oui. J'esquissais un tendre sourire. La conversation s'égrennait. Ce bar. La soirée...

« A cette jolie soirée oui. » ;; Je levais mon verre avec elle. A nous... ? J'avais envie d'ajouter... A cette jolie rencontre, mais ma timidité... ou un je ne sais quoi m'en empechait. Je me contentais de debiter une banalité. L'endroit. Oui... Joli endroit je ne connaissais pas. Blablabla... La palme de la replique la plus bateau revenait à Luka Van H. Felicitations. Oui. Merci. Merci... Je me haissais parfois. Pourtant ça avait declenché quelque chose. Elle me parlait du lieu... Je n'ecoutais plus trop. J'entendais... Je saisissais juste la fin. Et sa main sur la mienne... ? Et sa main sur la mienne... « Maintenant il l'est assurément. » ; Banalités quand tu nous tiens... Mais que sa main reste en place... ? S'il vous plait. Puissances quelles que vous soyez... ? Juste un contact c'est fou. Decharges electriques dans un petit corps brisé... ? Ne t'eloigne pas, je pourrais me perdre dans un océan que je ne connais pas... Ne me lache pas. J'esquisse un leger sourire, une gorgée. C'est fort... C'est chaud en moi... Mais sa main est une flamme qui me brule également. Je souris. Luka sourit... innocement... ? Tendrement. Et je retourne ma main de maniere a pouvoir entremeler mes doigts avec les siens. Mais la main s'en est allée... ? Deja le mouvement disparait dans un autre, elle glisse une cigarette entre ses fines levres et ote son blouson de cuir. Moi je leve mon echarpe... Pour faire quelque chose ? Pour toucher quelque chose. Un anneau pend à mon cou. Qui s'en soucie... ? Je ne m'en soucie plus... Je ne me soucie plus de grand chose, je suis perdue dans ses yeux, je suis perdue dans son corps. Mais bredouiller tu es belle, ne m'arrangerait pas. Je ressemblerait à quoi ? A une adolescente qui ne sait pas calmer ses hormones ? Je suis quand même mieux que ça non ?

Elle me pose une question. Dieux, les miracles existent. Je souris. Et c'est à mon tour de poser maladroitement sa main sur la mienne... Non... Ma main sur la sienne... Je me perds ? Ne rejette pas le contact... ? J'ai ... besoin ?

« Malheureusement j'ai commencé à m'y habituer.. » ; Peut être parce que je parle de ça, mon accent europeen, mélange de tant de genre refait son apparition ce soir. Je rougis un peu. Je rosis des oreilles. Elle ne peut pas les voir. Tant mieux. « Ca fait 1 an ou deux maintenant que je suis la... J'ai ... Perdue le cours du temps. » ; En meme temps que j'ai perdu l'espoir. Non.. Ca il ne faut pas le dire. « On a trouvé qu'ici serait une belle ville pour exercer mon emploi. » ; Je souris un peu... Je n'ai pas envie de parler de moi. Mais en meme temps, je veux qu'elle me sache, qu'elle me decouvre... Alors... ?

« Et... Vous? . » ; Je veux du vous. Mais je veux du contact... ? Je ... Me perds. Paradoxe toujours... L'histoire d'une vie, ou peut être de plusieurs... Et le vous... C'est le chemin toujours du... Nous ... N'est ce pas ?




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MessageSujet: Re: « Tu sais que ta vie, c'est la mienne aussi... » {Pv} Mer 27 Oct - 11:18

J'ai froid. Encore cette histoire de fraîcheur. Mais ce n'est pas à l'intérieur. Ce n'est plus à l'intérieur. C'est en surface. Sur ce que l'on peut apercevoir. Je baisse les yeux. Me perds dans le fond de mon verre. Je pourrai m'y noyer. J'aimerais. Enfin, peut être pas... Seulement pour qu'elle accourt. Seulement pour qu'elle ne me sauve. Sentir ses bras se refermer autour de moi. La chaleur de sa poitrine. Son coeur. Contre le mien. Épouser mon corps, et... Non. Je divague, à présent. Il ne s'agit pas de l'alcool. Pas encore. Je suis si fatiguée pourtant. Les vertiges pourraient me pousser à tomber. Sur le sol, tel un pantin désarticulé. Je remue la tête. Les épaules. Ressaisis-toi, Elena. Ressaisis-toi... Ressaisis-moi... Quoi? Ça n'a plus vraiment de sens. Les mots se mêlent et s'entremêlent dans mon crâne. Il y en a trop. Trop, pour la petite boite qui les contient. Comment les faire sortir? Comment les anéantir? Dis-moi Luka... De quelle manière tuer les petites bêtes qui grouillent sous la peau? Je l'interroge du regard. Mais elle n'entend pas les paroles silencieuses. Je ne lui en veux pas. Au contraire. Je ne désires pas être entendue en profondeur. C'est bien trop tortueux de toute manière. J'aurai peur qu'elle se perde dans mes propres limbes. Alors, je me contente de relâcher un peu de fumée. Sur le côté, afin de ne pas l'en asphyxier. « Tu ne devrais pas fumer, Elena. » Mais, je ne fumes pas papa. Je ne... C'est pour mourir plus tôt, tu sais. C'est pour... Te rejoindre plus vite. Papa... Attends-moi, hein... Papa...

 « Maintenant il l'est assurément. »  Sa main sur la mienne de nouveau. J'incline la tête. Mes prunelles grises comme des rayons-X plongeant sur elle. Un sourire. Un peu rêveur. Un peu touché. Un peu charmeur. Un peu mélangé. Mais sincère sans aucun doutes. Je me sens fondre lentement. J'ai déjà fondu, je crois? La glace? Elle est partie, non? Hein? Luka, elle est partie la glace? Je ferme les paupières. Tais-toi, Elena. Cesse toutes ces questions n'apportant aucune réponses. Je cale la cigarette sur le rebord du cendrier. Avale une longue gorgée de tequila. Je frémis de tout mon être. C'est amer. C'est brûlant. Du feu dans mes veines atrophiées. Je lève les yeux vers le plafond. Concentre-toi, Elena. « J'aime. Votre main sur la mienne. » Wouaw! Je ne viens pas de dire ça. S'il vous plait. Par tous les Dieux de l'enfer! Dites-moi que ce n'est pas moi qui ai dit ça! J'avale ma salive avec peine. On pourrait croire comme ça, mais il n'y avait rien d'indécent dans cette phrase. Vraiment. Aucune proposition saugrenue. Je récupère la tige longiligne entre mes doigts. La porte à ma bouche, avide. Juste un peu de brouillard dans mes idées trop vives...

«  Malheureusement j'ai commencé à m'y habituer... Ça fait 1 an ou deux maintenant que je suis la... J'ai ... Perdue le cours du temps. On a trouvé qu'ici serait une belle ville pour exercer mon emploi. Et... Vous? »  « On a trouvé »? Qui est ce « On »? A vrai dire, je n'ai retenu que cela, il me semble. J'ai une oreille très sélective. Autant que ma mémoire d'ailleurs. On me l'a toujours dit. Je fronce les sourcils. La question me brûle les lèvres. Mais je ne dis rien. Je ne veux pas être curieuse. Je ne veux pas imaginer ce qui se cache derrière ce « on ». Ce soir, je suis la seule pas vrai? Je veux être la seule... Parce que ce soir Luka, tu es la seule... Je la regarde. La déshabille presque. Je creuse. Je cherche. Quelques réponses. Quelque chose? Un je ne sais quoi. J'essaye de me fondre en elle. J'essaye... « Je suis ici depuis quelques années... Je crois que... Je ne m'y ferais jamais. » Je ne m'y ferais jamais, non... Ici, je n'ai plus rien. Ici, je n'ai plus personne. Ici, je suis seule... Peut être plus maintenant?

Roads de Portishead. Je suis de nouveau une adolescente. Chanson de ma jeunesse. Je me mords la lèvre. Le volume augmente un peu. Ambiance tamisée et mélodie aux notes subjectives. Je me lève. Sans la quitter des yeux. Toujours la cigarette entre les doigts. Un déhanchement prononcé. Je lui adresse un clin d'oeil. Viens... Viens, Luka. Viens jouer les insouciantes que nous ne sommes plus. Rappelle-toi. Les soirs où la vie était devant nous. Où la vie s'offrait à nous. Oublions ce soir, que l'existence a meurtris les rêves d'antan. Oublions ce soir, l'art et la manière des responsabilités douloureuses. Oublions ce soir, que nous avons cessé de vivre depuis longtemps...
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MessageSujet: Re: « Tu sais que ta vie, c'est la mienne aussi... » {Pv} Mer 27 Oct - 12:38

Un peu de musique s'élève, j'y prète enfin attention... ? A peine attention en fait. Rien n'existe hormis elle ou moi. Plus rien n'existe que nous et ça comble le vide. Ça comble l'espace en fait... ? La solitude... Chassons la à deux, c'est toujours plus facile. Ou plus compliqué. C'est ma main sur la sienne, c'est un sourire, c'est quelques mots, c'est des non dits, qui passent a travers les pores de la peau. A travers les yeux aussi. Reflets de l'ame... est ce que nos ames sont grises... ? Métalliques.. ? Comme le gout du sang ... ? Oui j'y ai déja gouté. Au mien. Uniquement au mien... Ça n'a rien à faire ce voir, ça n'a rien à voir la dedans. Ma main.. se pose sur la sienne. J'ai des bracelets en caoutchouc, j'ai des bracelets de force, en cuir... vieilli et usé. Ma main... N'est pas si féminine. Je me surprend à revasser. Pas si parfaite que ça. Mon image se brise peu à peu. Dans mon esprit. Uniquement dans mon esprit. Elena j'ai peur. «J'aime. Votre main sur la mienne. » ; Ais-je revé ? Est ce vrai ? Ais-je entendu ce qu'elle a dit. Je crois que je rougis un rien. Et je ne sais que répondre. Peut être que je bredouille un peu. J'anéantis mon image je n'ai jamais vraiment su parler... Pas des sentiments, pas des choses tendres. Les sarcasmes je connais bien. Les mots tendres je n'en sais rien. Je me contente de sourire, et de la regarder. La tendresse, la douceur, elles se trouvent dans mes yeux. Dis moi que tu sais y lire. Que tu y vois que moi aussi j'aime ce contact. Je crois que ma frissonne un peu. Je serre mes doigts sur les siens. M'accrocher pour ne pas deriver. Mais la derive est déja la... Je m'ennivre de sa presence, l'alcool ne me fera rien ce soir.

Et puis je parle un peu de moi. A travers un "on" je livre à moitié ma vie, ça sous entend des questions. Qui est ce "on"... ? Je ne suis pas prete à parler ce soir. Je ne veux pas parler de moi. Je ne sais pas me livrer, il faut me decouvrir sans oser me le dire. Il faut peut être me lire pour... mieux me comprendre. Mais elle ne pose pas de questions. Est ce que tu sais Elena, que je ne sais pas parler de moi ? Est ce que tu as compris... ? Elle repond à la mienne... Depuis longtemps ? Je ne l'avais jamais vu. Le monde m'avait caché... sa presence ? « Je ne... je ne vous avais jamais vu.» ; Mon air est triste, comme si j'en voulais à la ville de m'avoir eloigné pendant si longtemps de ce secret... Peut être que j'aurais pu la croiser avant. Peut être... Peut être pas. Le destin nous a fait nous rencontrer ce soir. C'était le moment il faut croire. Il faut suivre le vent qui se leve. Et surfer sur ses vagues.

Et puis elle se lève, je n'ai pas le temps de reflechir d'avantage, je n'ai pas le temps de réagir, vieille chanson déprimante. Elle me regarde. Expectative. Qu'est ce que tu veux Elena... ? J'étais un rat de bibliothèque, je n'ai jamais aimé sortir... danser ? Pourtant la voir comme ça... Mon innocence s'est enfuit depuis longtemps. J'ai vécu bien des choses, j'ai connu bien des nuits à errer dans les bars. Je me lève, et attrape tendrement sa main, celle qui tient sa cigarette, la portant à mes levres, fumant entre ses doigts. Je souris. Je connais la chanson. Deprimante en soi, la mélodie est douce, je l'attire vers moi. Oubions tout. Elena je te suis. Permets moi d'oublier que malgré mon age, je suis deja brisée. Permets moi de revivre... ?

Et je serre sa main, l'attirant contre moi. Pour la mélodie... Juste la mélodie... Ou peut être toujours ? Je ne veux pas ... ne veux plus battir de faux espoirs. Permets moi de m'évader. Juste ce soir. Je pose une main sur sa hanche. Douce. Délicate. Je ne sais faire que ça... Et mes yeux gris de tristesse, se fixent tendrement dans son regard ... Doux aussi. Laisse moi m'évader avec toi.



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MessageSujet: Re: « Tu sais que ta vie, c'est la mienne aussi... » {Pv} Mer 27 Oct - 21:22

Le monde a disparus. Tout. Il ne reste que nous. Nous... Nous? C'est étrange. Mais agréable. Je crois... Je ne sais pas... Je n'arrive pas à réfléchir ce soir. Je n'y arrive plus. J'ai tout perdu. Le rationnel qui m'est si familier. Le marbre éternel. Tout s'est évanouie. Comme un courant d'air balayant quelques feuilles mortes. Je me sens mise à nue. Ce n'est pas mes épaules et mon dos trempés par la pluie. Ni même la transparence de mon débardeur. Encore une fois, c'est en profondeur. C'est... Il faut gratter pour voir. Il faut savoir pour comprendre. Il n'y a qu'Elle. Seulement Elle. La seule a pouvoir ressentir. Ce qui s'ébranle sous l'enveloppe. Je ne peux m'empêcher de lever le menton. Papa... Papa, si tu me vois... Papa, je suis guérie ce soir. Tu sais, je le sens. Ça s'infiltre dans mes veines. Tel un poison mortel. La chaleur. La brûlure. Et je pourrais m'émouvoir. Je pourrais même soupirer de plaisir. Je m'extasie de la flamme qu'elle me provoque. C'est Elle. Ce n'est pas uniquement son corps contre le mien pendant la danse. Mais le tourment en elle. Le... Je ne peux l'exprimer, en réalité. Il n'y a pas d'explications. J'ai laissé de côté les preuves scientifiques. Celles toujours employées afin d'apporter une quelconque conclusion. Je ne veux plus être rationnelle. Du moins, pour cette nuit. Je veux être une enfant de nouveau. Apprendre. Découvrir... Liant mes songes à mes propres gestes, je remonte la paume de ma main, de son poignet à son épaule. Et, inversement. Découvrir...

Je serre ses doigts à mon tour. Nos yeux se mêlent. Je me suis perdue. Je me suis... Je ne sais plus où je suis. J'en ai fais tomber ma cigarette. Mais ça n'a pas d'importance. Qu'elle se consume! Que je me consomme! Quoi? Je perds l'esprit. Je... Suis-je folle? Suis-je... Je ferme les paupières. La tête me tourne. La tequila. Bien sûr que non. Elle? Peut être... Ça me grise. Son souffle contre mes lèvres. J'aimerais te goûter. Encore une fois. Rien qu'une dernière fois... S'il te plait. Ne t'écarte pas. Ne me repousse pas. S'il te plait... Embrasse-moi. Étreints ma respiration irrégulière... J'avance un peu... Non... Non. Non! Encore un peu pourtant. Sa bouche effleure la mienne. Il ne manque que quelques petits millimètres. Rien que... Mais je recule subitement. « Non... » Les yeux écarquillés, je l'observe. Outrée. Outrée, par ma propre réaction. Qu'est ce que... Elena, mais qu'est ce que tu...

Je ne bouge plus. Je n'ose pas. J'aimerais pourtant. Mais rien ne vient. Même pas un son. Aucun mots. Je me suis statufiée. Oui. Dans une galerie. Je ferais un splendide chef d'oeuvre, non? Ferme la Elena d'accord! Surtout, bou-cle-la-! Je recule de quelques pas. Visiblement désolée. Dans l'incompréhension la plus totale. Je suis tellement... Oh, Luka, je... Je te l'avais dis. Le danger... C'est moi ce soir. C'est... Je remue la tête. Prise de panique? Paniquée par moi même. Un pas en arrière. Un autre et puis... Je m'efface. Je fuis. Je ne sais faire que ça... Je ne sais... Je m'isole. Les toilettes. L'odeur d'urine me fait grimacer. Je suis seule. Un sourire égaré. Bonsoir Solitude... Tu m'aurais presque mangé, tu sais... A croire que tu es toujours là. Même si quelqu'un...

Je détaille mon reflet à travers le miroir. J'ai l'apparence d'un chien mouillé. Ce n'est pas grave après tout. On en voit même jusqu'à mes seins. Quelle idée d'avoir mis un dos nue blanc avec ce temps, hein! Je soupire. Pourquoi m'en prendre à ce fichu morceau de tissu, quand c'est à moi que j'en veux. Pourquoi? Pourquoi ce refus? Pourquoi... ? Les larmes me piquent les yeux. La peur... La peur d'éprouver cette sensation de glissement. Du mur de marbre qui s'effondre. Celle de ne plus posséder la coquille. De ne plus être capable de me protéger. De ne plus... Contenir la douleur, si jamais... Luka... Luka, si tu m'entends... Excuse-moi... Ce n'est pas si simple. Et je ne peux ôter totalement la crainte. Luka... Rassure-moi. C'est le seul moyen, Luka... N'abandonne pas. Moi, je ne l'ai pas encore fais...
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MessageSujet: Re: « Tu sais que ta vie, c'est la mienne aussi... » {Pv} Mer 27 Oct - 22:28

Qu'est ce que tu as encore fait Luka... ? C'etait sa main contre la mienne, ses doigts sur les miens. C'étaient nos peaux qui se frolent, et ses levres non loin... Et puis c'est le vide. C'est le manque. C'est un non qui résonne. L'écho de la musique n'existe plus. Il n'y'a que le silence. Je reste la. Mes yeux dans le vide. dans le vague. Quelqu'un me bouscule je ne ressens plus rien. Peu a peu les gens autour de moi reccomencent à exister. La musique à changée... Je crois. Je n'y prète pas attention. C'est le vide face à moi. Je regarde juste à temps pour la voir s'engoufrer vers les toilettes. Sordide endroit ,surtout dans les bars. Pourquoi t'es partie la bas... ? Je reste immobile encore un moment jusqu'a ce qu'un couple de jeunes cons me poussent du milieu. Pardon Madame... Madame ? J'ai... 24 Ans a peine, j'ai rien d'une madame. C'est peut être mes traits tirés. Ou mon air grave. Pauvres gosses... ? Vivez tant qu'il est encore temps, moi je n'ai plus le temps de vivre. Je frissone. Je n'ai pas froid... ? Peut être que si. Mes meches sont encore humides, mes bras le sont aussi. Je n'ai jamais jugé utile de porter une veste. Pas en mai... Jamaias en mai. Malgré la pluie. J'attrape mon echarpe au passage, la noue encore autour de mon cou... Pends toi avec Luk. un soupir. Direction ... Les toilettes? Que c'est noble de ma part. Que c'est noble comme lieu. Stop les sarcasmes Van H'. T'as encore fait des tiennes...

Et en marchant je pense. ? J'ai eu tort. Probablement peut être. J'ai trop poussé. Je suis allée trop loin. Mais c'est elle qui... C'est elle qui a fait le geste. Non. Tout est de ma faute. Tout... Doit être de ma faute. Je porte la croix du monde sur mes frèles épaules. Crucifiez moi... Même quand je veux fuir, je n'y arrive pas. Un pas. Deux pas. Pas lents. Je pousse la poignée. Frissonante. Non... ce n'est pas l'angoisse. C'est le froid. Quoi.. ? J'ai dis que j'avais pas froid. J'ai mentie. Je suis mauvaise de toute façon. Mentir je sais bien faire. Non... En fait je sais pas. Je me perds. Je suis perdue. Pourtant je me dois d'être forte. Je pousse lentement la porte. Une greluche me rentre dedans, pardon... Peut être. Je ne la regarde même pas. Je n'ai d'yeux que pour elle. Frèle silhouette perdue. Elena.

« Hey... » Ma voix eraillée se perd dans les meandres de ce que je n'ose pas dire. Hey... ? Je souris. Tristement. Et vaguement je tends ma main vers son visage. Caresser sa joue. Je tremble un peu. Ne repousse pas mon geste. S'il te plait? C'est comme avec les animaux sauvages, je ne peux m'empecher.... mais je crains les reactions. Suis je allée trop loin ... ?

« Quelque chose ne va pas.. ? »

J'ai fais quelque chose de mal... ? Malgré moi je sens l'humidité. Non mes yeux. Ne soyez pas mes traitres. Je frissone. Je me contente de sourire... J'aurais aimé avoir une veste pour la poser sur tes épaules. Je ne sais pas te rechauffer.... Et en moi s'immisce le froid. Et en moi... Lache. Non. Je ne fuirais pas. Je ne ... peux plus faire marche arriere maintenant. Il me faut attendre. Affronter.

Je ne fuirais pas ... Pas cette fois.

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MessageSujet: Re: « Tu sais que ta vie, c'est la mienne aussi... » {Pv} Jeu 28 Oct - 21:35

Regarde toi. Lâche. Tu trembles. Et ma conscience ne se trompe pas. Je flageole. Alors je me cramponne au rebord du lavabo. J'ai peur de tomber. J'ai peur de ne plus pouvoir me relever, si... Je ne me reconnais pas. J'ai beau froncer les sourcils. Plisser les yeux. M'approcher encore du miroir. Ce n'est pas moi. Cela ne peut être moi. Cette jeune femme. Blafarde. Cernée. Je suis dure. Je suis froide. Je le ressens. Mon visage fermé. Mon regard distant. Il ne suffit pas de connaître, en fin de compte. Mais de voir. D'observer. Un seul coup d'oeil suffit. Je respire le marbre. Je suis le marbre. Et ce n'est pas qu'à l'intérieur, non. C'est physique. C'est... J'effleure de mon index ma joue. Glaciale. Je n'ai pas une peau qui réchauffe. Ni une étreinte qui rassure. Je... Je pleure. Non? Je pleure? Mais oui... Il s'agit bien d'une larme au coin de mes lèvres. Je ris. Un rire jaune. Amer. Comment peux-tu pleurnicher, hein? C'est toi la responsable, Elena. C'est toi qui est ainsi. Toi qui l'a voulu. Je l'ai... Voulu? Je ne m'en souviens pas. Ça ne peut pas être vrai. Pourquoi aurais-je... Non. Non! Je n'ai jamais désiré ça. C'est faux! La paume de mes mains se plaquent contre mes oreilles. Je cris trop fort. Le cri silencieux qui raisonne. C'est douloureux. Et ça fait mal. Pas seulement dans la tête. Mais dans le coeur aussi. Le coeur emmarbré. Le coeur étouffé. Je ravale une nausée. Papa... Dis-moi Papa... Pourquoi s'est si compliquée? Pourquoi s'est si difficile de vivre? Pourquoi, hein? Pourquoi le givre devenant flamme, pour redevenir givre? Je te déteste. C'est à cause de toi. A cause de toi, Papa! Si tu ne m'avais pas abandonné. Si tes mains ne m'avaient pas... Si il n'y avait pas eu l'amour, qui... Si... Si... Si... J'aimerais refaire le monde, c'est vrai. Tout modifier. A ma guise. Et je commencerais par toi, Papa. Tu serais vivant. Tu serais vivant, si tout cela ne tenait qu'à moi. Seulement... Seulement... J'étouffe un sanglot. Derrière mes doigts serrés. C'est la vie, me disais-tu souvent. C'est comme ça. Douloureuse fatalité...

Luka... Luka? Je la vois. A travers cet immense miroir. Elle est là. Elle est... Elle ne s'est pas enfuie. Encore une larme. Mais je ne sais plus si je suis malheureuse ou heureuse à présent. C'est un mélange. L'éternel mélange du « je ne sais pas ». Et, je ne sais pas. Mais peu m'importe là. Peu m'importe, puisqu'elle me touche. Puisque sa main contre ma joue. Je frissonne. Es-tu venue me donner un peu de chaleur à nouveau? Mais je ne voudrais pas, Belle Luka... Absorber trop de ta lumière. J'ai peur de devenir gourmande, si jamais tu m'en donne davantage. C'est si agréable pourtant. Si doux, quand tu es près de moi. « Quelque chose ne va pas.. ? » Je retire ses doigts de mon minois. Les serre entre les miens. Rien ne va, tu sais... Rien... Et je crains que ça n'aille jamais plus. Le temps n'y changera strictement rien. Je le sais. C'est ainsi. Comme je voudrais y remédier pourtant. Mais on ne change pas les gens. On ne change pas le vent... Le vent?

« Je ne suis pas... Je ne suis pas le bien. Je ne... Je suis... Fêlée... » Je presse sa main contre ma poitrine. Mon coeur. « Là.... » Je suis essoufflée. C'est une course d'avouer la blessure. C'est épuisant d'exprimer le noir des cicatrices. Je plonge mes grandes prunelles torturées dans les siennes. « Je... Suis désolée... » C'est un chuchotement. Égaré dans la nuit. Un murmure. Entre les murs de cette pièce sordide. Je me mords la lèvre. Je pourrais faire de même avec la tienne. Tu sais... Je pourrais t'embrasser encore et encore. Je pourrais t'embrasser pour que tu me pardonnes. Luka, je... « Embrassez-moi... » Ça m'a échappé. Je n'ai pas eu le temps de ravaler les mots. Ils m'ont prise au dépourvue. Je n'ose pas la regarder. Je suis une adolescente, vous savez. Et si elles le pouvaient, mes joues rougiraient sans aucun doute. Mais là n'est pas la question ce soir. Le doute à l'instant n'est pas celui-ci. Vas-tu m'embrasser maintenant? Ou me laisser sur le bord de la route?...
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MessageSujet: Re: « Tu sais que ta vie, c'est la mienne aussi... » {Pv} Jeu 28 Oct - 22:58

Luka... Luka.... Elizabeth ? Ce ne sont pas les douces vallées d'Irlande qui m'appellent, mais c'est L'Europe aussi. C'est le parc de Karlstäd , c'est ... Mes premiers émois. Un arbre, un baiser, ses cheveux ondulés. C'est Berlin, c'est Londres. C'est Paris un peu aussi. C'est ma vie insouciante que je menais jadis. c'est... Des cheveux bruns sur mon oreilles. Des tendresses. C'est mon passé. C'est ma fuite en avant, un avion, des voitures. C'est Darkness Falls. L'enfer. C'est un sourire, une quete. C'est un soupir.... Peut être ? L'Enfer. L'enfer c'est les autres. L'enfer c'est moi même. Je m'y crois. J'y suis.. Peut être. si je suis enfer, qu'est ce que cela fait de moi... ? Ange sans ailes, démon... ? Puissance de l'au dela. Je me perds. Je n'étais pas censée passer de ce coté. J'ai mal. Mal à l'interieur, d'une souffrance qui ne se guerit pas. Soigne moi... ? Et si ma destinée c'était toi ? Si tu devais panser mes plaies. Saurais tu le faire ... ?

Pourtant je la regarde. Quasiment immobile. J'ai peur que mes gestes soient mal interpretés. Ne me rejette pas. C'est ma main sur sa joue. Elle semble si perdue. Dis...Fais quelque chose. Stupide moi. Je lui demande si ça va. Si quelque chose ne va pas. Stupide moi. Je n'aurais pas pu trouver plus banal. Pourtant ça fait son éffet. Ou c'est ma simple presence. Tes converses Luka, t'as les chevilles qui enflent. Mot d'esprit de moi à moi même. Ça à le merite de me faire sourire. Je crois. Ma main sur sa joue... finit par trouver ses doigts. Retrouver la chaleur de sa main, serrer mes doigts, les entrelaçer avec les siens. C'est tendre comme geste. Je me veux rassurante. Je la regarde. Tendrement. Je sais que mes yeux effraient parfois, quand je suis ailleurs, quand ils ont le gris de l'acier. Mais le gris humide n'a jamais effrayé personne. Non... Luka ne pleure pas. Mais j'aimerais absorber ta tristesse Elena. Meme si je dois tomber à genou et pleurer sous le poids de ce que tu ressens. Chevalier en armure, laisse moi... t'aider ? Pourquoi. Au fond de moi, emmerge la question. Pourquoi elle ? Pourquoi ça... ? ce n'est pas le moment. Elle parle.

Ma main sur sa poitrine, son coeur precisement. Je pourrais ressentir les moindres battements. Il est félé tu dis, je t'apprendrais le mien. Les plaies internes sont toujours les plus longues à guerir. Mais si tu veux... Je ne te promets rien... Mais si tu veux... Peut être que je prendrais le temps. Pas de peut être en fait. Je n'hesiterais pas. « Ne... Ne t'excuse pas ... » Mais deriere la fiertée, je ne suis pas aussi forte qu'il n'y' parait Elena. Je suis en morceaux aussi. Au final.... ? A quoi bon ? Je serre sa main dans la mienne. Je ne bouge pas... Et la suite... Ce qu'elle me dit je... Je ne reagis pas d'abord. Est ce ... est ce qu'elle est sure... ? Est ce que je suis assez courageuse. Peut être que mes oreilles rosissent.

Peut être que.... Peut être qu'il faut un debut à tout. Tout ravaler. Sa fièrté, ses peurs. Se lancer. Et je caresse sa joue, dans la plus tendre des gestuelles avant de m'approcher d'elle pour sceller nos levres. Ensemble. C'est sceller... un je ne sais quoi, qui me parait si doux. Et au fond je souris. Je m'accroche à sa main. Ne pas la laisser fuir. Je suis faible aussi... Et je ne parle pas. Les silences parfois disent plus que des mots. Je souris... A elle... Au reflet de nous deux dans le mirroir sali. A ce lieu incommun pour un echange doux. A ... nous peut être un peu. Mais qu'est ce que nous dis moi. Est ce que tu peux m'apprendre ?

« Je... Je... » Je ne sais que te dire. J'ai peur... ? Ne lache pas ma main, je pourrais m'envoler. ? Je ne sais que te dire... Cet endroit n'est pas digne de toi. Je pourrais en sortir des banalités comme ça. Mais je me retiens. Tu sais... J'ai toujours été une romantique... Mais a force... Les plus belles choses s'effacent... Je crois ? « Sortons ? » C'est une question. Je ne lache pas ta main. Je ne ... peux pas ?



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MessageSujet: Re: « Tu sais que ta vie, c'est la mienne aussi... » {Pv} Ven 29 Oct - 10:24

Je ne sais plus si c'était une question. A moins que j'étais à l'implorer. Mais je l'ai dis. Embrassez-moi. Il me semble bien avoir sentie mes lèvres remuer. Il me semble bien que... Mon coeur a parlé. C'est surprenant le coeur qui parle. C'est... Terrifiant en vérité. Pourquoi maintenant? Pourquoi elle? J'aurai juré qu'il s'était étouffé depuis longtemps. Qu'il s'était retourné sur lui même beaucoup trop de fois. Qu'il avait fini par s'autodétruire. Il se terrait en fin de compte. Je crois oui... Il dormait simplement. Mais son réveil est fatiguant. Et je me vois forcée d'agripper les bras de Luka entre mes doigts. C'est un vertige qui prend le corps comme une vague. Entraînante. Puissante. Alors je ferme les paupières. Je suis essoufflée. Je... Je manque d'air. C'est douloureux l'oxygène qui ne vient pas. Mais tu es là, ce soir. Alors peu m'importe... Je ne panique pas. Je ne panique plus. Mes petites névroses sont bien loin, tu sais. Maintenant que tu es là. Maintenant que... Elles ont disparus. Et la nuit. Quand elles reviendront prendre l'esprit faible. Je songerais à toi. A la chaleur que tu m'as offerts. A la sensation nouvelle à l'intérieur. Cette belle soirée. Ou, je te prierais de dormir avec moi. Pas dans le même lit, non. Je te regarderais sommeiller. Moi je resterais sur le fauteuil. Ça sera le rôle inversé. Moi la névrosée bienveillante et toi l'âme rassurante ensommeillée. Ce n'est pas grave le manque de logique. J'ai perdu mon rationalisme ce soir. J'ai perdu la chronologie et l'ordre. Ce n'est plus l'intelligence. Mais le coeur. Le coeur. Et la raison? Rien. Elle n'est plus là. Est-ce un bien? Un mal? Au final, quel est le mieux? Hein Luka, dis-moi? L'absence de réponses n'est pas un drame aujourd'hui. Je les chercherais demain. Demain... Demain? Oui, parce que demain tout sera différent. Parce que demain... Je ne serais plus la même... Parce que j'espère de nouveau demain... Demain...

« Ne... Ne t'excuse pas ... » Pourtant, c'est la désolation dans mes prunelles grises. C'est le « je suis désolée » silencieux qui se répète en overdose. Pardonne-moi, Luka. Je te le demande. Je n'ai pas voulu fuir. Mais c'est si difficile de vivre. Si difficile de faire un pas devant l'autre, sans avoir peur de trébucher. Et, j'ai peur. Tu sais, je suis pleine d'angoisses. Pleine de petites bêtes noirs dans le crâne. Ça grouillent. Comme une fourmilière. C'est l'hécatombe. C'est... J'ignore de quelle manière les détruire. Comment les anéantir? Mais Luka, si je les supprimais. Si jamais j'y parvenais... Ne serait-se pas m'effacer avec? Devrais-je craindre de ne plus être également? Luka... Ma Douce Luka. Ce n'est pas simple à l'intérieur de moi. Ce n'est pas le gris du quotidien. Mais le blanc du matin et le noir du soir.

Je... Je tremble. Oui, je suis une feuille quand tu t'approche de mon visage. C'est la chaleur de ton souffle qui m'ébranle. Tu es le courant d'air. La fine brise. Si tu me décroche de l'arbre... Peut être que tout sera différent. Mais je suis obstinée, tu sais. Mes racines sont tenaces. Et je crains que tu ne sois trop fragile encore. Je pourrais bien penser à deux milles à l'heure. Mais tes lèvres sur les miennes. Elles coupent la connexion. Je ne reçois plus mes songes. Je suis vide ça y est. Je suis libre enfin des mots qui enchaînent. Ma main se glisse dans ta chevelure. C'est si doux. C'est... Et je frémis. Oui. Je frémis. Ne me lâche pas, Luka. Ne me lâche plus. Jamais. Jamais? Je pourrais sombrer dans un puits sans fond, si tu... Il n'y aura pas la force suffisante. Tu sais, la force de se redresser ensuite. Luka... Pitié. Je me mets à genoux devant toi. Ne m'abandonne pas. Je redoute la nature humaine, tu sais. La trahison. Peut être m'a t-on beaucoup trahis par le passé. Probablement. Je ne m'en souviens pas. Je ne me souviens de rien. Seulement de toi ce soir. Seulement de toi...

« Je... Je... » Mon index effleure sa clavicule. N'aies pas peur, Luka. Je suis là aujourd'hui. Et je te tiens la main. Je ne te lâcherais plus. Je reste là. Je reste là... « Sortons ? » Je balaye encore un peu la pièce de mes yeux tristes. Nos reflets dans le miroir. Un sourire m'échappe. Un sourire enfantin. Je suis une enfant, tu sais. Je n'ai pas grandis depuis... Depuis... Depuis? Qu'importe. Je presse ses doigts entre les miens. « Sortons. »
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MessageSujet: Re: « Tu sais que ta vie, c'est la mienne aussi... » {Pv} Mer 3 Nov - 2:43

Ca n'est qu'une histoire... Un eternel recommencement. C'est l'histoire de la vie, c'est un cycle sans fin. C'est juste ma main qui tremble, qui tremble encore. Oui.. la... Je sais que tu as percé en deçà la surface. Je sais que deriere mes yeux tu as vu la tendresse. Que deriere mes mots tu as vu ... la douceur? Je ne devrais pas être comme ça. Les gens tendres, les gens doux... Les gens biens, les gens du genre humain ils finissent toujours par souffrir à la fin. Laissez moi ma carapace. Laissez moi être froide, folle, mechante. Laissez moi la froideur et les quelques glaçons qui trainent au fond de mes verres. Laissez moi vivre de derives, et ne connaitre de chaleur que les bras d'une femme inconnue dans des draps de satin... Laissez moi être cette image dans le mirroir, les yeux d'un acier vif . Cette fille que je deteste. Cette fille qui est moi. Cette image de conasse que j'ai forgé pour mieux me hair... Non. Je ne peux pas l'être. Pas si je me regarde dans mes yeux. Elle... Elena. Elle... Elle à su m'atteindre. Et Elena, sais tu bien ce que tout cela represente. C'est la clé de mon ame, c'est cet organe vital qui ne bat qu'avec peine, qui se presente avec toi, avec toute son histoire. Toute mon histoire.... Je pourrais tout donner, mes joies, mes peines, mes desespoir. Mais prends ma main, c'est ... ce que je veux t'offrir ce soir, se nomme Espoir.

Et ses levers sur les miennes, et sa main dans la mienne. Et mes levres, et ses mains, et nos deux coeurs à l'unisson, comme un glas qui sonnerait sur un destin qui se defait. ? Qui efface ses traits préconstruits, prétracés. Comme un glas. Comme le chant de cygne... Plutot de l'alouette. Le chant du rosignol. Il nous faudra partir. Il nous faudra... Qu'en sais -je. Je ne sais plus rien en fait. Je suis perdue dans l'immensité de ses yeux. De sa peine. Je voudrais juste la soulager. Pourrais - je être son salut. Son héroïne. Pour toi je me ferais chevalier, vétu d'une etincellante armure ... ? Je m'emballe... Je m'égare. Je me perds... C'est sa faute !.

C'est sa main dans mes cheveux, et quelque chose en moi s'emballe... Quelque chose en moi se brise, je ne peux dire, je suis encore et toujours dans ses yeux. Je serre sa main et croisant nos reflets dans la vitre sales et brisée par endroits, je me dis... je me jure... que je ne la lacherais jamais. Meme si le vent se leve et nous oblige à courir, je ne lacherais pas sa main. Non, je serais une amare au sol, si tu deviens cerf volant... C'est pas beau comme comparaison, mais c'est tout ce que j'ai trouvé pour le moment .Je voudrais tant être parfaite... Parfois. Des fois... Comme ce soir.

Je voudrais tant....

Sortons. C'est sa voix qui résonne en écho avec la mienne, c'est nos reflets... Notre reflet lié qui s'en va au loin. Le mirroir ne renvoit bientot plus que des ombres. Je ne lache pas sa main, je l'entraine un peu... A travers la foule, au travers des néons...

« Et maintenant ? » C'est une question oui... C'est je ne sais pas quoi faire... ? Je n'ai jamais aimé prendre des decisions. Elena... Te voila maitresse.. Maitresse de notre soirée, maitresse de cette nuit...Choisis. Decide. Je suivrais. Je suis un chevalier aprés tout.

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MessageSujet: Re: « Tu sais que ta vie, c'est la mienne aussi... » {Pv} Mer 3 Nov - 15:21

Sortons... N'importe où. Tant que tu es là. Tant que... tu ne t'éloigne pas. Tu sais... Quand je regarde les néons dans tes grandes prunelles de tristesse et d'acier, je vois ce que je n'ai jamais vécu. Je me vois. Et tellement d'instants oubliés. Les lumières à noël. Tu sais dans les rues. Celles qui éclairent le vieux clochard et le jeune enfant. La fillette que je ne suis plus. J'aperçois les guirlandes autour du sapin. Les rouges. Les dorés. Même les clignotantes. Mais oui, tu sais bien. Celles qui diffusent une musique aussi parfois. « We wish... » Il n'y a pas les paroles, c'est vrai. Seulement la mélodie. L'air. Afin de donner au salon une douceur de fête. Parce que c'est beau... L'esprit de noël. C'est la tendresse. Des gestes. Des mots, qu'on n'oserait peut être pas offrir. C'est les cadeaux au pied de l'arbre sacré, quand vient le matin. L'émerveillement de découvrir la pensée de l'autre. C'est... Et j'entrevois tout cela à travers tes yeux qui embaument. J'entrevois... Les étoiles d'une nuit claire. Les paillettes de neige de la boule à remuer. La blancheur des paysages d'antan. Ceux de mon enfance. L'insouciance. Oui, l'insouciance face à l'existence. Il y a tellement de douceur derrière ton tourment, Luka. Tellement d'amour. Tellement de... Beauté.

Nous quittons l'antre de nos retrouvailles. Oui... Nos retrouvailles. Même si la séparation n'a représenté qu'un demi quart de seconde. C'était long. Trop long... Et je ne veux plus être loin de toi. Je ne veux plus... Ta main hors de la mienne. Je veux... Toi... Oui, toi. Mais c'est la crainte encore. C'est tenace, Luka. Ça ne s'efface pas ainsi. Ça ronge. Ça emprisonne. C'est douloureux. Je pourrais m'en sortir, je crois. Je pourrais... Surmonter ce qui s'entasse sous mes doigts. Tu sais... La petite garniture purulente et nocive. L'ombre qui traîne sous chacun de mes pas. Je crois... C'est si compliquée pourtant. Si... Et si je n'y parvenais pas? Si je... Si je mourrais avant de pouvoir enfin respirer? Luka, m'attendrais-tu, si... Aurais-tu la patience de... Je ne demandes pas beaucoup, tu sais. Je ne suis pas exigeante. J'ai cessé d'attendre le meilleur. A moins que je sois encore sur le quaie?... A moins que... Mais si tu pouvais... Seulement si tu pouvais ne pas t'enfuir... Si tu pouvais... Croire. Pour nous deux... Ou pour toi. Juste un peu. S'il te plait... Rien qu'un peu...

« Et maintenant ? » Maintenant? Maintenant... Maintenant, le temps n'a plus d'importance. Maintenant, la terre peut bien se soulever. Et le ciel nous tomber sur la tête. Maintenant... Je ne sais où poser mon regard. Le comptoir. Les verres pleins. Les visages inconnus. Les tables en bois. Le sol. Le plafond. J'y cherche une réponse. J'y cherche... Alors je tourne ma frêle silhouette vers elle. Plonge mon regard dans le sien. « Peu m'importe. Tant qu'il n'y a pas d'au revoir... » C'est une supplication dans la voix. Une prière agenouillée. Surtout... Surtout, ne m'abandonne pas ce soir, Luka... J'irais au bout du monde s'il le faut. Affronter la misère et la vermine. Mais ne t'éloigne pas... Ne... Je sers sa main entre mes doigts tremblants. Mes yeux sont humides. C'est un effort surhumain pour ravaler les larmes. C'est... La lutte perpétuelle et éternelle du « je ne craquerais pas, même si l'envie. Même si la fatigue... » « Hein?... »

Promets moi la lune. Promets moi saturne. Juste ce soir. S'il te plait... Même si la promesse ne doit être qu'illusoire. Même s'il ne doit pas y avoir d'après. Seulement ce soir... Pour les fêtes enneigées qui n'ont pas été. En souvenir de cet esprit tant désiré lorsque vient noël. Pour la fillette qui n'a peut être pas disparus au creux de mes reins. Pour... Vends-moi du rêve, ce soir... Rien que ce soir...
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